Pour écrire « Le peuple des abattoirs », l'écrivain Olivia Mokiejewski s'est plongée dans un abattoir et en est devenue ouvrière. Un poste d'observation privilégié.

Dans un abattoir
Dans un abattoir © Getty

50 000 ouvriers tuent chaque jour trois millions d’animaux, soit une vache par minute, un porc toutes les vingt secondes, et un poulet toutes les deux secondes.

Ces milliers d’hommes et de femmes, sans corps et presque sans visage, se sont dissimulés sous un uniforme qui a dû être blanc, une charlotte, une blouse, des bottes, toutes portant aujourd’hui des traces de sang. Ils se tiennent debout malgré la chaleur, la fatigue, les douleurs. Ils découpent, ils dissèquent, ou bien ils accrochent, éviscèrent, et équarrissent ce qui à l’arrivée habitera les rayons de nos supermarchés, emplira nos assiettes, ravira nos palais… Depuis quelque temps, une série de vidéos chocs diffusées par L214, l'association française végane et de défense des droits des animaux, éveille une certaine forme de conscience écologique. La viande n’a plus tout à fait le même goût.

La documentariste Olivia Mokiejewski a passé trois ans à enquêter sur les abattoirs, au plus près de la souffrance animale. Après plusieurs films engagés sur les habitudes des consommateurs, elle signe cette année Le peuple des abattoirs (Editions Grasset).

Dans le studio, aux côtés de Olivia Mokiejewski, Giulia Foïs reçoit Yvon Milin, ancien ouvrier chez Louis Gad S.A. (entreprise française de la filière porcine) dans le Finistère.

L'univers d'Olivia Mokiejewski...

Son choix musical : La mer de Charles Trenet

Sa photo :

Son texte : La Jungle d'Upton Sinclair (1906)

Son objet :

Programmation musicale :

  • Rufus Thomas - Do the funky chicken
  • Lady Sir - Je rêve d'ailleurs
  • Valérie June - Got soul
Les invités
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