Gérard Garouste et Rachel Deville

Gérard Garouste et Rachel Deville
Gérard Garouste et Rachel Deville © L.Garcia

Dans tes rêves, y’a un type avec des mains énormes qui peint des indiens à la peau bleue, poursuivis par une sorcière velue, le capitaine Haddock bourré et des ânes aux ailes d’ange. Les mains du peintre sont si grandes qu’elles renversent le cadre et la petite armée des ombres s’échappe de la toile pour repeindre le monde du réel avec des couleurs vives.Dans tes rêves, y’a une fille en pyjama, sans visage qui court dans le labyrinthe d’une maison circulaire. Au bout d’un couloir qui tourne en rond, la fille sans visage aperçoit une fenêtre ouverte sur le ciel. Vu des toits, elle observe la foule des visages pressés dans le labyrinthe de la vraie vie. Dans tes rêves, y’a le pays de ton enfance et celui de l’utopie.Y’a pas de morale à la fin, tout est possible, tu deviens un autre.Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous

Gérard Garouste

Gérard Garouste
Gérard Garouste © Hugo Miserey

Peintre et sculpteur, est né en 1946. Il vit et travaille en Normandie et à Paris.

Il présente sa première exposition personnelle Dessins Monumentaux à Paris en 1969.

De 1977 à 1982, il est scénographe et metteur en scène pour la boîte de nuit Le Palace à Paris et réalise des décors monumentaux et des spectacles (Le Classique et l'Indien, 1977).

En 1980, débute sa collaboration avec la galerie Liliane et Michel Durand-Dessert à Paris avec laquelle il travaille jusqu’en 2000. Depuis, il est représenté par la galerie Daniel Templon à Paris.

Ses œuvres sont exposées régulièrement en France et à l’étranger, notamment dans les galeries Léo Castelli à New York, Sperone à Turin, Rudolf Zwirner à Cologne, le Touko Museum à Tokyo ou encore le Musée d’Art Moderne de Los Angeles.

Le Centre Georges Pompidou lui a consacré une rétrospective en 1988. Puis ce fut La Villa Médicis à Rome qui en 2009 présenta la grande exposition « Le classique et l’indien ».

En janvier 2014, il a présenté sa dernière exposition personnelle Contes ineffables, à la galerie Daniel Templon à Paris.

En juin 2015, la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence, lui consacre une grande exposition rétrospective.

Très attaché depuis toujours à l'importance du sujet dans la peinture, il a ainsi étudié et interprété des textes fondateurs comme La Bible, La divine comédie de Dante, Don Quichotte de Cervantès, Gargantua de Rabelais ou récemment Faust de Goethe.

Parmi les œuvres réalisées pour des commandes publiques, on peut citer, entre autres : le plafond d'une chambre de l'appartement présidentiel au Palais de l'Elysée (1983) ; le rideau de scène du Théâtre du Châtelet (1989) ; les vitraux de l'église Notre-Dame de Talant en Bourgogne (1995) ; une installation de peinture et fer forgé pour la Bibliothèque Nationale de France (1996) ; le plafond du foyer du Théâtre Royal de Namur (1999) ; des fresques et sculptures à l’Hôtel de Ville de Mons (2000 et 2006) ; une tapisserie pour l’Hôtel de ville d’Aubusson (2006) ; les sculptures Le Défi du Soleil, Domaine national de Saint-Cloud (1984/2013).

Gérard Garouste a créé, en 1991, l’association La Source qu’il préside.

Elle a pour vocation d’aider des enfants et des adolescents vivant en milieu rural et connaissant des difficultés sociales, familiales et scolaires à développer leur créativité artistique dans de nombreux domaines : arts plastiques, design, graphisme, forge, musique, danse, photo, vidéo, écriture, horticulture, art culinaire...

Elle est aujourd’hui implantée sur cinq sites en France : à La Guéroulde (Eure), au Domaine de Villarceaux (Val d’Oise), à Dinard (Ille-et-Vilaine), à Annonay (Ardèche) et à Meudon (Hauts de Seine).

Livre :

livre garouste
livre garouste © Radio France

L'intranquille : autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou Gérard Garousteavec Judith PerrignonParu le 24 novembre 2011 Editeur l'Iconoclaste « Je suis le fils d'un salopard qui m'aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des Juifs déportés. Mot par mot, il m'a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. À vingt-huit ans, j'ai connu une première crise de délire, puis d'autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique.Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l'enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps, je n'ai été qu'une somme de questions. Aujourd'hui, j'ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j'ai compris. »Un récit qui a la puissance d'un roman, traversé par l'antisémitisme, les secrets de famille, l'art, Dieu, la folie et l'amour. Un autoportrait bouleversant.Après le succès de la première édition de ce livre, plébiscitée par plus de 35 000 lecteurs et saluée par une presse enthousiaste, cette nouvelle édition est entièrement enluminée par l'auteur.Gérard Garouste a réalisé spécialement pour cet ouvrage quatre gouaches originales en couleur - dont trois sont présentées en triptyque - ainsi qu'une vingtaine de lettrines et dessins à l'encre noire, qui viennent faire écho à ce texte rare.Le livre est accompagné d'un CD où l'on entendra L'Intranquille lu par l'acteur Jacques Weber.

en chemin
en chemin © Radio France

En Chemin

textes Olivier Kaeppelin, Hortense Lyon, Adrien Maeght, Marc-Alain OuakninParu le 10 juin 2015 Editeur Fondation Maeght

« Dans leur forme actuelle, à partir du moment où ils ont été numérotés, mes carnets sont devenus optimistes, c'est-à-dire liés à des projets : exposition, sculpture, série, installation, mise en scène de théâtre. Un carnet peut durer deux ou trois ans. Il me suit partout. »Gérard GarousteCette monographie est publiée à l'occasion de l'exposition « Gérard Garouste. En chemin » présentée à la Fondation Marguerite et Aimé Maeght de Saint-Paul de Vence. Outre les peintures et sculptures qui retracent son parcours et ses influences, puisées aussi bien dans sa biographie que dans les grands textes sacrés et profances, cette monographie présente de nombreux carnets inédits de l'artiste. Ceux-ci dévoilent au crayon le laboratoire de Gérard Garouste, ses questionnements, ses recherches, son apprentissage de l'hébreu en même temps que son appréhension du Talmud et du Midrach.

http://www.associationlasource.fr/

Rachel Deville

Rachel Deville
Rachel Deville © R.Deville

Rachel Deville est née en plein hiver 1972 à Firminy. Toute petite, elle se prend de passion pour le dessin et crée vers l’âge de dix ans ses premières bandes dessinées. Elle étudie les arts plastiques à Saint-Etienne, obtient une maîtrise en 1996 puis part, en avril 2000, s’installer à Barcelone. C’est là, en 2005 qu’elle décide de se consacrer à sa première passion : la bande dessinée. En 2007, son premier ouvrage, Lobas est publié en Espagne aux éditions Sins Entido. Dans ce récit autobiographique, elle évoque la question de l’identité et du double au travers de sa relation avec sa sœur jumelle au sein d’une famille chaotique. En avril 2009, elle revient en France et s’installe à Angoulême où elle est accueillie en résidence à la Maison des auteurs. Depuis 2008, elle utilise les rêves comme matière première de son travail et puise dans de nombreux carnets les récits rapportés pendant la nuit ou au petit matin. Ces récits lui permettent de questionner sa relation au monde et de développer de nombreux thèmes tels que l'errance, la question de l'identité, les relations familiales, la sexualité... Son second ouvrage, L’Heure du loup (éd L'Apocalypse-janvier 2013), est un recueil de 14 de ces récits. Dans son troisième ouvrage La maison circulaire, qui vient de sortir aux éditions Actes Sud (novembre 2015), elle continue cette exploration mêlant onirisme et vie réelle (car les rêves constituent selon elle un questionnement de ce que l'on nomme communément "la réalité"). Rachel Deville a reçu pour la réalisation de ce dernier ouvrage une bourse de création décernée par la SAIF dans le cadre de sa résidence ainsi qu'une bourse du CNL. Parallèlement, elle travaille sur des séries de dessins et de peintures.http://racheldeville.wordpress.com

La maison circulaire
La maison circulaire © Radio France

La maison circulaire Rachel Devillepréface d'Hervé CastanetParu le 18 novembre 2015 Editeur Actes Sud, La narratrice s'inspire de ses rêves et de ses cauchemars, qu'elle relate et dessine à son réveil.

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