Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous…

Barbara Carlotti et Didier Van Cauwelaert
Barbara Carlotti et Didier Van Cauwelaert © Radio France / Laurence Garcia

Didier Van Cauwelaert et Barbara Carlotti

Dans tes rêves, Albert Einstein n’est pas mort, il s’est reconverti en coach intérieur, en web consultant connecté aux vivants pour prédire leur futur proche. Albert squatte l’esprit de la voyante la plus courue d’Europe. Une médium qui bosse pour les puissants du monde, et grâce aux messages d’Albert, elle déjoue les attentats et les guerres. A 300 balles la consultation, la médium fait un carton. Jusqu’au jour où elle n’entend plus rien, Albert ne répond plus, Einstein fait la gueule. Les âmes errantes peuvent être susceptibles et chiantes aussi.

Dans tes rêves, y’a une blonde avec une voix de brune qui chante en pleine nuit avec les ombres, les rodeurs et les vampires. Avec ses choristes de voix sans corps, la blonde à la voix de brune s’éclate dans son concert face au public invisible.

Dans tes rêves, y’a le pays de ton enfance et celui de l’utopie.

Y’a pas de morale à la fin, tout est possible, tu deviens un super héros de la vraie vie.

Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous…

Barbara Carlotti et Didier Van Cauwelaert, diptyque pour Dans tes rêves - 2018
Barbara Carlotti et Didier Van Cauwelaert, diptyque pour Dans tes rêves - 2018 © Radio France / Laurence Garcia

Didier Van Cauwelaert 

Didier van Cauwelaert cumule prix littéraires et succès public depuis ses débuts. Prix Goncourt pour Un aller simple en 1994, il a publié récemment Jules et Le retour de Jules, exceptionnels succès de librairie. En tant que metteur en scène, il vient de réaliser pour le cinéma J’ai perdu Albert

Son site 

Son dernier livre : J'ai perdu Albert - Paru le 28 mars 2018 - Editeur  Albin Michel 

« Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien. » 

Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l'esprit qui hante Chloé l'a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d'un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d'autant que cet esprit qui s'est mis à le bombarder d'informations capitales et pressantes n'est autre qu'Albert Einstein... 

Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s'attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux.

Barbara Carlotti

« Je connais la trame de l’univers, toutes les architectures célestes, les motifs qui relient les êtres et tous ces feux qui nous animent... » nous révèle Barbara Carlotti dans un parlé-chanté hypnotique.

Si la musique est une onde vivante faite de courbes abstraites qui se propagent, Barbara Carlotti, toujours multiple, en dessine les contours par le truchement chuchoté de la radio, de la chanson ou de la performance. En 2012, son quatrième album  L’Amour, l’Argent, le Vent lui vaut d’être nommée aux Victoires de la Musique et récompensée par l’Académie Charles-Cros. De 2013 à 2014, elle produit l’émission Cosmic Fantaisie sur France Inter. À cette période, sa prose et sa voix nous ont guidé vers des archipels futuristes et sonores en apesanteur. La même année, elle était « La Fille », héroïne du dessinateur Christophe Blain, qui chevauchait sa moto à travers les grandes plaines de l’ouest américain sur les cases d’une bande dessinée et sur les planches. Depuis 3 ans, elle développe sur scène les Laboratoires Oniriques où elle partage sa vision du rêve à travers des chansons et des textes littéraires avec de grands rêveurs et amis, Christophe, Philippe Katerine, Juliette Armanet ou encore l’écrivain Jonathan Coe. 

En 2018, avec Magnétique , son nouvel album, Barbara Carlotti nous attire dans sa chambre, dans ses nuits de rêves, dans un temps qui s’étire et nous étreint. Magnétique a pour point de départ un cauchemar récurrent et tout un monde nocturne à explorer. Depuis sa prime adolescence, elle remplit des centaines de carnets dans lesquels elle note scrupuleusement les récits de ses aventures oniriques, fantastiques et fantasques. Elle décide en 2015 d’en faire la matière première de ses nouvelles compositions et crée son label La Maison des Rêves afin de produire son album en sollicitant le public via la plateforme Kiss Kiss Bank Bank. Enregistré dans les ex-studios Vogue, peaufiné dans la Auber Mansion de Benoit de Villeneuve (co-réalisateur de l’album avec Barbara), et mixé par Angy Laperdrix (Barbagallo, Chervalrex...), « Magnétique» est un disque teinté de surréalisme dans lequel on entre comme dans un cabinet de curiosités. Un puzzle de douze pièces où l’on tombe tour à tour sur ses carnets secrets, des breuvages d’alchimiste, une Dream-machine psychédélique, les rythmiques sixties de l’A.S. Dragon, des synthétiseurs New Wave, les boucles électroniques de Benoit de Villeneuve et Benjamin Morando, la voix de dandy de Bertrand Burgalat, et un trio de cuivres étincelants, emmené par l’inclassable Thomas de Pourquery. 

Cette collection de chansons, qui s’affranchit des formats, fait de cet album un objet musical unique et baroque. 

Barbara se métamorphose et questionne nos sens et notre imaginaire dans des ritournelles addictives. « Voir les étoiles tomber » est une comptine grisante qui ouvre avec allégresse l’aventure Magnétique . Cette rêverie pop composée en rêve se promène sur des motifs juvéniles et traverse des paysages célestes étincelants pavés de cuivres dignes de « Penny Lane ». 

Dans ce disque, il y a des fréquences qui agitent nos esprits instables, et « Radio Mentale Sentimentale » nous entraîne dans sa cavale amoureuse synesthésique. En proie à ses démons, l’auteure jette un sort à ses terreurs nocturnes et aux rôdeurs qui viennent la visiter dans son sommeil, « Vampyr » infuse alors sa poésie lynchéenne et ses effluves gothiques pour mieux faire pénétrer la lumière, chasser l’incube et les ombres sulfureuses qui hantent ses nuits. Parfois, certains de ses films oniriques se transforment en film noir : « Le Mensonge », morceau en forme de polar, est une enquête, un secret, un complot, peut-être un crime. A quel point sommes-nous crédule ? Qu’est-ce que l’on nous cache ? Comment démêler le vrai du faux ? Ce doute entre illusion et réalité s’illustre avec humour dans « Tout ce que tu touches » en duo avec Bertrand Burgalat. L’élégante chante la radioscopie intime des sirènes, joue des notes hermaphrodites, pimente et sculpte des chansons sybarites intemporelles. 

À travers ce nouvel album pop, baroque et charnel, elle fait de nos rêveries une fresque épidermique et sonore qui résonne et se déploie entre les mondes. Sa radio mentale diffuse une musique intérieure et joue des images oniriques sur une bande passante qui ondule à l’infini. Une radio saturée de voix et de présences, de conquêtes, de désirs, d’enquêtes, de mémoires vives, d’expériences scientifiques, magiques et charnelles... Sur la table de chevet, le poste somnambule joue une irrésistible fantaisie.

Les dates de concerts : 

La programmation musicale

  • Sweet jane  - Lou REED/THE VELVET UNDERGROUND 
  • Twin shadow  - CANINE 
  • Radio Mentale Sentimentale - Barbara CARLOTTI 
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