Charles Dantzig et Alex Vizorek

A.Vizorek et C.Dantzig
A.Vizorek et C.Dantzig © Radio France

Dans tes rêves, tu interviewes le roi des Français et le nouveau président de la république belge. Tu portes le pull mohair d’Anne Sinclair et le brushing de Hugh Grant. Personne ne comprend rien à tes questions en esperanto sur la fonte des neiges nucléaires et la chute du pétrole végétarien.Dans tes rêves, tu chasses les points virgules inutiles et les parenthèses hypocrites dans une forêt de livres. Tu condamnes au silence à perpétuité les mots cynique et moraliste.Dans ta prison littéraire, y’a déjà tous les éléments de langage de la comm’ politique qui cherchent à s’évader. Dans tes rêves, y’a le pays de ton enfance et celui de l’utopie.Y’a pas de morale à la fin, tout est possible, tu deviens un autre.Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous…

Charles Dantzig

Charles Dantzig
Charles Dantzig © Radio France

Il est l'auteur de romans (Un film d’amour, 2003 ; Je m’appelle François, 2007 ; Dans un avion pour Caracas, 2011), d’essais (Dictionnaire égoïste de la littérature française, 2005 ; Encyclopédie capricieuse du tout et du rien, 2009), de poèmes (Les nageurs, 2010 ; La diva aux longs cils, 2010), tous publiés chez Grasset

Charles Dantzig est né à Tarbes dans une famille de professeurs de médecine. Après le lycée, sa passion pour la littérature l’éloigne du parcours habituel de la « reproduction », mais aussi de la voie d’hypokhâgne qui lui était pourtant ouverte. Il clôt ses études universitaires par un doctorat sur les « libertés de l’air ». Il ne s’agit pas d’un recueil de poésie, mais d’une étude sur les droits de trafic que les États accordent aux compagnies aériennes. Que pense-t-il de la faculté de droit de Toulouse ? « La meilleure, car j’ai pu y passer ma première année à lire pour la première fois À la Recherche du temps perdu. » Tout en achevant sa thèse, Dantzig s’est installé à Paris. À 28 ans seulement, il publie son premier livre, un essai sur Remy de Gourmont, écrivain et éditeur majeur de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, en même temps que son premier livre de poèmes, Le chauffeur est toujours seul. Il est salué par les grands critiques du moment. Des essais originaux, des poèmes lyriques qui dansent avec la gravité, plusieurs romans où le brio le dispute à l’inventivité, Dantzig fait le bonheur de ses lecteurs avec son style plastique et une vivacité empreinte de gravité ; n’a-t-il pas écrit un texte intitulé: « L’éternel combat de la tristesse et de la gaieté » ?

le courage N1
le courage N1 © Radio France

Courage (Le), n° 1revue annuelle dirigée par Charles DantzigParu le 8 avril 2015 Editeur Grasset, Dans ce premier numéro du Courage, tous les auteurs parlent de la littérature et de la création en 2015. Ce qu’elles sont, les conditions qu’on leur fait, leurs héros, leur présent certain, leur avenir souhaitable.Parmi ces écrivains et ces artistes venus du monde entier, on trouvera un essai d’esthétique et des dessins inédits du grand artiste Fausto Melotti, une variation sur la notion de préface par Laurent Le Bon, président du musée Picasso, un film imaginaire de Christophe Honoré, un essai sur ce qui menace la littérature par Charles Dantzig, un récit de Daniel Mendelsohn sur une romancière américaine qui lui a donné du courage quand, adolescent, il lui a écrit, un essai de la romancière et dissidente chinoise Chun Sue sur la situation politique la littérature en Chine, des souvenirs de Thadée Klossowski de Rola sur son oncle l’écrivain Pierre Klossowski. Des essais, des récits, des nouvelles, des poèmes des Etats-Unis, d’Italie, d’Haïti, du Liban, d’Israël, de France, que suit une insolente conversation sur la littérature par trois jeunes écrivains de vingt-cinq ans.

Le courage  2
Le courage 2 © Radio France

Courage (Le), n° 2Les salauds alerteLucien Bodard, Arthur Chevallier, Charles Dantzig et al.À paraître le 20 avril 2016Editeur Grasset, Plus qu’une revue, Le Courage est un essai à plusieurs auteurs. En 2016, ils s’attaquent à une espèce éternelle et particulièrement vivace dans ces années 10 du XXIe siècle, les salauds. Auteurs du monde entier, des Etats-Unis à la Norvège en passant par la Chine et la France, chacun dans sa langue traduite en français, à l’exception des principales langues de l’Europe (dans ce numéro, l’anglais), ils donnent leurs noms aux salauds. Anders Breivik (par le grand romancier Karl Ove Knausgård) ; George W. Bush (par l’Américain E. L. Doctorow) ; Vladimir Poutine (par le Russe Sergei Guriev), Patrice de Mac-Mahon, l’organisateur de la déchéance de Gustave Courbet (par Sandrine Treiner) ou Talaat Pacha, le véritable organisateur du génocide arménien de 1915 (par Anaïd Demir), sans oublier l’étrange carrière de nazi caché par tous ceux qui savaient d’un des plus grands théoriciens littéraires allemands du XXe siècle, Hans Robert Jauss (par William Marx). Quant aux salauds obscurs et bien efficaces dans leur obscurité, la fiction est là pour les débusquer. Abnousse Shalmani invente une salope de Téhéran, manipulatrice et malfaisante, la Pishdidian, et Laurent Nunez n’est pas tendre envers « Eugénie du christianisme ». Les artistes Géraldine Kosiak et Clémentine Mélois fouettent en dessin et en photographie, Patrick Roegiers s’enflamme sur un faux salaud, Charles Dantzig établit une liste de propositions pour une typologie des salauds, bien d’autres auteurs les accompagnent dans ce numéro féroce qui n’a d’autre modèle que la Justice.

http://www.grasset.fr/charles-dantzig

C.Dantzig
C.Dantzig © Gallimard

Histoire de l'amour et de la haine Charles DantzigParu le 19 août 2015 Editeur Grasset, Voici sept personnages avec qui nous vivons, des premières manifestations contre le « mariage pour tous » jusqu'aux dernières.Il y a Ferdinand, garçon de vingt ans blessé par la vulgarité de son père, le député Furnesse, vedette homophobe des médias et fier de l'être ; Pierre, le grand écrivain n'écrivant plus ; Ginevra, qu'il tente d'aimer ; Armand et Aaron, qui vivent en couple ; Anne, si belle et victime de sa beauté ; bien d'autres encore. Tous apportent leur voix à ce concert de l'esprit où le comique le dispute à la rage.Que s'est-il passé durant cette période ? Quel esprit est entré dans Paris, si contraire à Paris ? Comment ce qu'on appelle un événement transforme-t-il la vie des hommes ?Le grand roman de l'amour au temps de la haine.

Alex Vizorek

Alex Wizorek
Alex Wizorek © Wikipedia

Alexandre Wieczorek, dit Alex Vizorek, est un comédien, humoriste et animateur belge, né à Bruxelles le 21 septembre 1981.En 1999, Alex Vizorek entre à l’École de commerce Solvay1. De 2001 à 2004, simultanément à ses études d’ingénieur, il suit des études de journalisme à Université libre de Bruxelles1. Fraîchement doublement diplômé, il décide de se tourner vers la comédie. En 2005, il part à Paris et c’est au Cours Florent1 qu’il apprend à faire ses gammes de comédien et d’humoriste. Après s’être essayé sur les planches parisiennes, il se produit à Bruxelles au club Kings of Comedy2.Révélé aussi par le Made In Brussels Show, il se fait surtout remarquer en 2009 lors du Festival du rire de Montreux (Prix François Silvant2) avec son spectacle Alex Vizorek est une œuvre d’art, mis en scène par Stéphanie Bataille.En août 2009, il est finaliste et arrive deuxième à la Radio académie de Bel RTL. Par la suite, c'est sur cette même fréquence qu'il commente les matchs de football durant une année2.Il remporte de nombreux prix depuis : en 2010, Prix du jury du Festival du Rire de Rochefort ; en 2013: le prix du Public de Rocquencourt et le prix SACD festival d’humour d’ndain’Ries. Stagiaire lors de ses études aux radios de la RTBF, il devient chroniqueur en radio sur VivaCité pour Les enfants de Chœur et sur La Première dans On n'est pas rentré ! Et Le Café serré.De 2012 à 2014, on peut l’entendre plusieurs fois par semaine sur France Inter dans l’émission On va tous y passer présenté successivement par Frédéric Lopez et André Manoukian et pendant la saison 2013/2014 dans Le Sept neuf présenté par Patrick Cohen pour une chronique hebdomadaire.

Il co-anime également sur France Inter avec Charline Vanhoenacker l'émission Le Septante-cinq minutes pendant les grilles d'été 2013 et 2014, avant de retrouver sa partenaire en septembre 2014 pour un nouveau rendez-vous quotidien intitulé Si tu écoutes, j'annule tout. Il devient aussi chroniqueur dans l'émission de Nagui La Bande originale et dans Le 7/9 de France Inter.Il chronique également à partir de décembre 2015 dans Ca Balance à Paris sur Paris Première aux côtés d’Eric Naulleau.De septembre à décembre 2014, on le retrouve dans Revu et corrigé sur La Une (RTBF) pour sa revue de presse décalée en compagnie de Charline Vanhoenacker et de Sigmund, un poisson rouge.Il joue actuellement son spectacle, Alex Vizorek est une œuvre d’art au théâtre La Pépinière les mercredis et dimanches à 19h.http://www.alexvizorek.com/

Son livre :

livre vizorek
livre vizorek © Radio France

Alex Vizorekillustré par Pierre Kroll et Nicolas VadotParu le 7 mai 2015 Editeur Kero, Paris Alex Vizorek mène une double-double vie : il anime des chroniques hilarantes le jour et se produit sur scène la nuit, le tout entre Bruxelles et Paris. Sa belgitude lui permet de porter un regard décalé sur l'actualité et d'épingler avec beaucoup de tendresse les travers des habitants des deux pays. Ce livre rassemble le meilleur de ses chroniques dans lesquelles il se frotte à des personnalités culturelles, politiques ou scientifiques. On le verra ainsi s'essayer à l'analyse littéraire de l'oeuvre de Clara Morgane, le fameux Calendrier 2014, tenter un rapprochement entre deux grands philosophes néerlandais, Spinoza et Dave, donner quelques conseils marketing à Alain Finkielkraut ou encore comparer les qualités respectives de la tour Eiffel et du Manneken-Pis. Le tout est illustré par Pierre Kroll et Nicolas Vadot, deux des plus célèbres caricaturistes du plat pays.

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