Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous…

Malika Bellaribi-Le Moal et Lancelot Hamelin
Malika Bellaribi-Le Moal et Lancelot Hamelin © Radio France / Laurence Garcia

Malika Bellaribi-Le Moal et Lancelot Hamelin

Dans tes rêves, y’a La Castafiore, Carmen et Molière qui jouent les animateurs de quartier en CDD de l’autre côté du périph’. La diva aux bijoux, la bohémienne aux pieds nus et le comédien à la perruque font un carton auprès des jeunes sans casquette. Les Tartuffe cyniques contre les rois fainéants, c’est la nouvelle commedia dell Arte virale.

50 millions de vues sur YouTube pour Molière.

Dans tes rêves, y’a plus de chiffre, plus de pourcentage, plus d’algorithme. Les enquêtes oniriques ont remplacé les instituts de sondage.

Le pouvoir est enfin connecté aux rêves des vrais gens. Et il te plait bien ce nouveau monde du Marche et Rêve !

Dans tes rêves, y’a le pays de ton enfance et celui de l’utopie.

Dans tes rêves, Y’a pas de morale à la fin, tout est possible, tu deviens un super héros de la vraie vie.

Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous…

Malika Bellaribi-Le Moal

Cantatrice mezzo-soprano aujourd’hui accueillie par les plus prestigieuses scènes du monde. Elle chante en soliste depuis 1987. Parallèlement à la création de spectacles d’airs d’opéra, elle propose des concerts « à la carte » sous forme de récitals ou de concerts de musiques sacrées.

Après sa formation au conservatoire international de musique de Paris puis à l’école normale de musique de Paris, elle s’installe dans les années 90 au théâtre du Renard à Paris. Cette salle de spectacle est alors un lieu de création bouillonnant, sur les traces du théâtre du soleil d’Ariane Mnouchkine. Malika Bellaribi Le Moal y propose à un public de plus en plus large des récitals qu’elle entrecoupe de saynètes, s’attachant à raconter des histoires au public.

Elle poursuit ensuite sa carrière en créant elle-même ses spectacles à partir de thèmes regroupant les airs de mezzo-soprano des plus grands opéras : «l’Opéra dans tous ses états», «L’Opéra et ses petites fatalités», «les héroïnes de la méditerranée ». Elle se produit alors dans des salles prestigieuses comme à Gaveau (où elle enregistre son premier album live), à Pleyel, à l’Opéra National du Rhin, à l’UNESCO, au festival Rossini de Pesaro en Italie et à Berlin en Allemagne.

Son talent s’épanouit dans l’interprétation de nombreux rôles-titres comme une remarquable Dalila pour « Samson et Dalila » de Saint Saëns, Rosine du « Barbier de Séville » de Rossini, ou encore la fière et indépendante « Carmen » de Bizet. Sa voix profonde, son timbre rare s’épanouissent pleinement dans le registre parfois lent et proche du contralto du Nisi Dominus de Vivaldi, du Stabat Mater de Pergolèse ou de la Petite Messe Solennelle de Rossini.

Son histoire (racontée dans son autobiographie « Les sandales blanches », 2008 – Claman-Lévy) lui a prouvé l’importance de la mixité sociale et culturelle. Elle fonde en 1999 l’association « Voix En Développement » et met en place l’action « Une diva dans les quartiers ». Depuis plus de quinze ans, elle enseigne le chant lyrique aux habitants des quartiers populaires. Sa troupe, composée de solistes, d’instrumentistes professionnels et de chanteurs amateurs se produit dans de nombreuses salles de France et d’Europe.

Son engagement pour l’accès à la culture lui a valu d’être nommée au grade de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur le 1er janvier 2016.

Son actu :

Le Barbier de Séville le 6 octobre à 20h au CCO de Villeurbanne – agglomération de Lyon, avec les femmes et hommes des quartiers de Villeurbanne, Créteil, Bondy, Paris.

Son site

Malika Bellaribi-Le Moal et Lancelot Hamelin
Malika Bellaribi-Le Moal et Lancelot Hamelin © Radio France / Laurence Garcia

Lancelot Hamelin

Lancelot Hamelin a 18 ans quand le FIS est élu en Algérie, et 23 ans quand les attentats de 1995 touchent Paris. Il décide de travailler sur les blessures de la guerre d'Algérie, qui déterminent à ses yeux la vie sociale française. Passionné par les rapports entre fiction et réalité, il écrit d'abord par le théâtre, littérature archaïque qui offre la plus grande liberté. Certains projets l'entraînent vers le roman, la série télé, le reportages et la bande dessinée. Depuis 5 ans, iI travaille sur la vie onirique, qui constitue un autre biais pour approcher le réel. Ses pièces sont éditées par Théâtre Ouvert et Quartett. Il a travaillé avec les metteurs en scène M. Bauer, E. Massé, C. Perton et P. Quesne. Ses romans son publiés chez L'Arpenteur : Le Couvre-feu d'octobre, en 2012, et en août 2016 : A la crête des vagues. Il est associé au théâtre Nanterre-Amandiers, développe deux projets de BD avec Glénat, collabore à la revue Parages du TNS et fait partie de l'auteur collectif Petrol.

En résidence au théâtre Nanterre-Amandiers depuis 2014, et à la Villa Médicis, la saison 2016-2017, il mène un projet d'enquête onirique dans des villes, commencé en 2012 à la Nouvelle Orléans, pendant les élections américaines. Principalement à Nanterre, mais en passant par Paris, Marseille, Valence, Calais et Rome, il a recueilli des récits de rêves et de cauchemars dans la rue, à brûle-pourpoint, ou au cours d'ateliers d'écriture, demandant à ses contemporains : « as-tu rêvé cette nuit ? As-tu rêvé un jour ?»

Il a consigné leur récit - l'histoire d'un songe et l'histoire d'une personne, d'une rencontre et d'un endroit... De ce matériau insaisissable, il cherche à faire écriture. C'est un projet de non-fiction, qui explore les bassins de l'inconscient - intime et collectif – ou cette autre face du monde que constitue l'inframonde.

La dimension collective du projet est essentielle. Ainsi, chaque personne interrogée entre dans une boucle, le Cercle des Rêveurs, régulièrement informé de l'évolution du projet, au cours de rencontres, comme des Nuits du Rêve.

La dimension collective du projet a abouti au Light House Project, mené avec le metteur en scène Duncan Evennou.

Au cours des élections présidentielles de 2017, le metteur en scène Duncan Evennou a réuni un groupe d'une vingtaine de jeunes chercheurs, artistes, amateurs, pour mener des entretiens oniriques dans les rues de Nanterre un dimanche par mois, de janvier à mai 2017. Ces matériaux constituent un témoignage oblique sur notre époque qui sera restitué aux habitants de la ville la saison prochaine, au cours d'ateliers et de présentations publiques.

Prochains rendez-vous :

  • Festival Le Monde, 24 septembre 2017, 11h30. Le site
  • Saison prochaine au théâtre Nanterre-Amandiers .Le site
  • La page de Lancelot Hamelin sur le site Remue.net : Le site
  • Son blog

La programmation musicale

  • It's so easy - Linda RONSTADT
  • Dear life - BECK
  • Les flocons de l'été - Etienne DAHO
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