Philippe Besson et Bernard Hermann

Philippe Besson et Bernard Hermann
Philippe Besson et Bernard Hermann © L.Garcia

Dans tes rêves, y’a un type avec une moustache de mousquetaire allongé sur son plumard qui papote avec Bouddha et Rabelais. Ils ont l’air de bien se marrer et Bouddha n’est pas le dernier à se resservir de l’eau de vie.Dans tes rêves, James Dean est un vieux monsieur aux cheveux blancs. Il partage un thé dansant avec Janis Joplin, dans une maison de retraite très spéciale. C’est un château hanté qui offre la vieillesse éternelle aux étoiles filantes de la vie. Ça fait tout bizarre de voir Michaël Jackson avec une moumoute et Marylin en mamie. Et toi, tu regardes ce vieux film en noir et blanc sans happy end.Dans tes rêves, le mot Fin n’existe pas.Dans tes rêves, y’a le pays de ton enfance et celui de l’utopie.Y’a pas de morale, tout est possible, tu deviens un autre.Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous

Philippe Besson

Philippe Besson
Philippe Besson © Maxime Reychman

Depuis Son frère, paru en 2001 et adapté par le réalisateur Patrice Chéreau, Philippe Besson a publié, entre autres, En l’absence des hommes, L’Arrière-saison, Une bonne raison de se tuer, La Maison atlantique et Vivre vite, et est devenu un des auteurs incontournables de sa génération. S’affirmant aussi comme un scénariste original et très personnel, il a signé le scénario de Mourir d’aimer (2009), interprété par Muriel Robin, de La Mauvaise Rencontre (2010) avec Jeanne Moreau, du Raspoutine de Josée Dayan interprété par Gérard Depardieu, et de Nos retrouvailles (2012) avec Fanny Ardant et Charles Berling. Un homme accidentel sera prochainement adapté au cinéma. Un tango en bord de mer, sa première pièce en tant que dramaturge, a été jouée à Paris à l’automne 2014 et publiée parallèlement chez Julliard puis reprise à l’automne 2015 au Théâtre du Petit Montparnasse.

Ses derniers livres:

vivre vite
vivre vite © Radio France

Vivre vite Philippe BessonParu le 2 janvier 2015 Editeur Julliard, Paris

La vie romancée de James Dean à travers un portrait à plusieurs voix. L'auteur fait parler sa mère, morte alors qu'il n'avait que 9 ans, le professeur de théâtre de son lycée, ses colocataires à New York, les metteurs en scène et les actrices qui l'ont côtoyé.

et :

la maison atlantique
la maison atlantique © Radio France

La maison atlantique Philippe BessonParu le 2 janvier 2015 Editeur 10-18,

Un père et son fils, que tout sépare, séjournent dans leur maison familiale au bord de l'Atlantique. Un huis clos étouffant dans la torpeur d'un été durant lequel les contentieux oubliés et les chagrins inconsolés refont surface. Le jeune homme passe d'une hostilité sourde à une haine pure et dangereuse envers son père.

A paraître:

les passants de lisbonne
les passants de lisbonne © Radio France
**Les passants de Lisbonne Philippe BessonÀ paraître le 7 janvier 2016 À paraître, Broché 18,00 EUR Editeur Julliard,** Elle a perdu son mari dans le terrible tremblement de terre de San Francisco, celui que tout le monde redoutait et qui a fini par avoir lieu, semant la mort et la désolation. Rien ne laissait présager que cette femme, hantée par le seul être qui comptait pour elle, puisse faire une nouvelle rencontre à même de bouleverser sa vie. ### Bernard Hermann
Bernard Hermann
Bernard Hermann © Gregoire Crozet Photographie - Le Mathurin
BERNARD HERMANN, (né le 11-10-1941) dut son échec scolaire à sa passion des musiques noires américaines : Jazz, Blues et Gospel. Il passa en effet le plus clair de son adolescence dans les clubs de Jazz du quartier Latin. Reporter-photographe au "France-Soir" de P. Lazareff il passa les années 60 à suivre la scène musicale afro-anglo-americaine qui déferlait sur l'Europe. Il prit une année sabbatique en 1969 pour se rendre en Asie, puis donna sa démission et se rendit en Mongolie extérieure par le train pour Gamma et le Sunday Times. Puis toujours pour Gamma, il s'embarqua pour la course "Sydney-Hobart" dans les "40èmes rugissantes" et demeura pendant 7 mois avec Alain Colas à bord du "Pen Duick 4" dans le Pacifique sud où il navigua également avec Bernard Moitessier. Puis il descendit les 7000 km de l'amazone, en un voyage solitaire qui dura 8 mois. Il débuta alors pour "Les éditions du pacifique" basées en Polynésie où il résida épisodiquement, une longue série de livres photo en couleurs sur des îles, des villes et des pays autour du globe. Il participa également à de nombreux albums collectifs. Entre ses commandes professionnelles il continua de voyager pour le plaisir, sans prendre de photos, dans bon nombre de pays. À la Nouvelle-Orléans où il se rendit pour une commande de livre couleur, il demeura quatre ans pour réaliser en noir et blanc un projet très personnel, ces "Bons temps roulés", son cinquième livre aux USA. (Abrams, Vendome press, vicking press, LSU press). Pour rentrer de la Nouvelle-Orléans, Il traversa l'atlantique à la voile avec Olivier de Kersauson en 1982. "Bons temps roulés" fut accuelli en France avec une totale indifférence. Quelques livres plus tard il entreprit un autre projet personnel en noir et blanc : "Paris KMOO" (publié chez Phébus), un voyage en chambre réalisé de l'intérieur-même de son appartement des quais de Seine face à Notre-Dame. Les voyages s'espacèrent, 40 ans après sa première traversée ferroviaire de l'Eurasie, il reprit le Transibérien pour aller visiter Sylvain Tesson sur les rives du lac Baîkal, et les "datsans" bouddhistes de Bouriatie en Sibérie orientale. Puis il visita le Yemen et enfin, pour célèbrer ses 7O ans, se rendit seul au Tibet pour y effectuer la circumambulation (à 5.700 m d'altitude) du mont Kailash.Bernard Hermann se consacre depuis lors à la célèbration d'un art de vivre injustement décrié, la fainéantise absolue et une procrastination systèmatique et assumée, se contentant d'écouter sa moustache pousser, confortablement alongé sur son lit en regardant la Seine couler. Hermann est bouddhiste et végétarien depuis 46 ans. **Son dernier livre :**
livre hermann
livre hermann © Radio France
**Bons temps roulés : dans La Nouvelle-Orléans noire disparue, 1978-1982 Bernard Hermannpréface de Sylvain TessonParu le 4 novembre 2015 Editeur Albin Michel,** « Des images qui sautent à la gueule (...) des foules électrisées par les marching bands (...) de la musique qui pulse dans les corps en sueur (...) »Sylvain Tesson« Bons temps roulés » vient de l'expression « Laissez les bons temps rouler » (d'origine canadienne francophone), symbole même de l'esprit de La Nouvelle-Orléans. Festive, flamboyante, la légendaire reine créole de la basse Louisiane fut en effet le chaudron de tous les bouillons de cultures et de tous les métissages de musiques, de couleurs, de saveurs pimentées... Bernard Hermann parvint à en capturer l'âme comme personne ne l'avait encore fait. Ses images, d'une rare intensité, sont révélées dans ce livre pour la première fois.Inclus : La « bande originale » du livre accessible en streaming.
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