Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous…

Alexandre Romanès et Biyouna
Alexandre Romanès et Biyouna © Radio France / Laurence Garcia

Biyouna et Alexandre Romanès

Dans tes rêves, les femmes fument la chicha en matant le déhanché des hommes qui font la danse du ventre. Drôle de cabaret où ça chante, ça rit et ça gueule contre le méchant banquier Monsieur découvert et le psy qui se fait appeler Mektoub. Y’a des youyous dans la nuit, de la fête et de la mélancolie à la santé de la patronne du cabaret qui résiste à la barbe des pères la morale.

Dans tes rêves, les grands capitaux sont refoulés à la frontière, les financiers sont les nouveaux sans papier. N’entre pas qui veut dans la mondialisation du peuple des promeneurs et des poètes. Effacées des logiciels, les logiques de chiffres et autres obligations de résultats. L’école de la liberté se raconte sous un grand chapiteau avec vue sur le ciel étoilé pour rêver et ne plus jamais compter.

Dans tes rêves, y’a le pays de ton enfance et celui de l’utopie.

Y’a pas de morale à la fin, tout est possible, tu deviens un autre.

Et si on l’écoutait un peu plus ce fameux rêveur qui sommeille en nous…

Alexandre Romanès et Biyouna
Alexandre Romanès et Biyouna © Radio France / Laurence Garcia

Biyouna

UNE ICÔNE POPULAIRE EN ALGÉRIE

Biyouna est née dans le quartier populaire de Belcourt à Alger. Dans les années 60, la petite Baya, ou plus affectueusement Biyouna, dansait aux côtés de sa sœur chanteuse, Leïla Djazaria, dans des orchestres féminins et dans des prestigieux cabarets de l’époque tels que « Le Copacabana »

En 1972, à l’âge de 19 ans, Biyouna décroche par hasard un petit rôle à la télévision dans le cultissime feuilleton « A la maison » dont le succès populaire est dû en grande partie à la gouaille de Fatma, le personnage que la jeune Biyouna interprète avec un naturel alors encore inédit sur les écrans algériens.

C’est ainsi que Biyouna, la danseuse des cabarets, devient une icône populaire. Le personnage de Fatma, la touaychia, fille espiègle et déconneuse, va lui coller à la peau. Films et téléfilms se succèdent, mais Biyouna ne correspond pas toujours à la culture officielle. Trop algéroise, trop populaire, trop franche, elle est rejetée par le pouvoir et ses intellectuels.

Elle reprend alors la danse et le chant dans les cabarets d’Alger et se produit dans des one-woman-shows qu’elle présente dans les stades du pays.

DE LA RÉVÉLATION AU GRAND ÉCRAN ET TRAVERSÉE DES APPARENCES

Cantonnée dans le registre comique, Biyouna attendra longtemps avant qu’on lui propose un rôle dans un registre différent. Ce sera en 1999, dans « Le Harem de Mme Osmane », le premier film de Nadir Moknèche. « J’ai découvert la France, puis le Maroc… « Le Harem de Mme Osmane », c’était le film de mon émancipation ! Je sortais d’Algérie où je vivais une période difficile, et je me suis retrouvée face à Carmen Maura dans un film dramatique. Enfin quelqu’un qui ne voyait pas en moi que la comique de service, enfin la chance se présentait pour me permettre de devenir ce que j’ai toujours rêvé d’être : une comédienne. »

Une artiste protéiforme éclot. Sa voix rocailleuse, ses grands yeux noirs, entre nostalgie et joie de vivre lui permettent de jouer sur tous les registres. Fidèle à elle-même, sans complexe, elle enchaine films d’auteurs comme « Vive L’Algérie » de Nadir Makneche , « La source des femmes » de Radu Mihaileanu en sélection au festival de Cannes ou « Holiday » de Guillaume Nicloux et autres comédies populaires à succès comme « Beur sur la ville » de Djamel Bensalah ou « Les trois frères : le retour » de Didier Bourdon et Bernard Campan. Elle enregistre ses premiers albums : « Blonde platine dans la Casbah » atteint 600 000 exemplaires vendus. Elle participe aussi à l’album « Bichon » de Julien Doré.

Branchée plus que jamais, joignant le jeu au chant, elle est la partenaire du culte Fellag dans « Opéra d’Casbah » mis en scène par Jérôme Savary. Prenant goût au jeu, Biyouna n’hésite pas à prendre des risques en incarnant Coryphée dans « Electre » de Sophocle dans une mise en scène de Philippe Calvario.

Elle revient enfin à ses premiers amours dans son premier seul en scène en français au théâtre Marigny en 2012 avec une mise en scène de Ramzy.

Populaire depuis ses débuts, elle a acquis ses lettres de noblesse grâce au cinéma qui lui a ouvert la voie de la musique et du théâtre. En traversant la Méditerranée, elle a gagné un nouveau public et rajouté des cordes à son arc. Pour autant elle n’a jamais lâché les amarres avec une Algérie qui fit de Biyouna une figure nationale, presque mythologique. Entre Antigone et Shéhérazade sous les habits de Charlot. Son auto-dérision hors norme et sa sensibilité à fleur de peau la rendent invulnérable et irrésistible à tous ceux qui dans ce monde chaotique s’affirment libres et heureux de vivre.

MON CABARET - au Palais des Glaces - DU MARDI AU SAMEDI À 21H

Le site : http://www.palaisdesglaces.com/biyouna/spectacle/299

Alexandre Romanès

La tribu Romanès est de retour avec un nouveau spectacle présenté sous son petit chapiteau multicolore, près de la Porte Maillot, Paris 16eme. *_Si tu m’aimes plus, je me jetterai par la fenêtre de la caravane !\ *_Et la Tzigane répond : « Ouvre ton cœur, car le ciel est à ta porte !

L’Amour, c’est la clé… et les femmes la portent depuis la Nuit des Temps…» Il était une fois … Un jeune Gitan troubadour, qui rencontre une belle Tzigane au sourire d’or chantant dans la rue… Coup de foudre ! Il l’amène dans son campement pour vivre avec elle … Mais, à la tombée d’une nuit étoilée, les jeunes amoureux s’enfuient pour prendre la route vers leur destinée …

Alors, laissez-vous transporter dans un univers surprenant et beau, ce spectacle plein d’audace et de charme, le meilleur remède contre la tristesse ! Un tourbillon d’émotions, de grâce et de couleurs : contorsion, trapèze, ruban, cerceaux, funambule, des danses flamenca et tziganes accompagnées par un orchestre venu de Transylvanie au son du violon, guitare, contrebasse, accordéon et le chant de la Gitane. Au milieu de ces joyaux, il y a ses cinq filles, fées envoutantes, qui vont faire battre votre cœur au rythme du vent des Balkans…D’autres cousins et cousines sont venus les rejoindre pour partager cette fête fraternelle, guidée par la force d’un Peuple qui a toujours envie de nous faire tourner la tête et faire jaillir une pluie d’Amour !

Son livre : " Les corbeaux sont les gitans du ciel" À paraître le 9 novembre 2016- Editeur Archipel

L'homme du cirque et poète raconte son parcours, les rencontres qui ont marqué sa vie telles l'écrivain Jean Genet et la poétesse Lydia Dattas qui fut son épouse, et livre un plaidoyer pour le peuple tzigane.

Cirque Romanès - "Si tu m'aimes plus, je me jetterai par la fenêtre de la caravane !" - Square Parody, Boulevard de l'Amiral Bruix, 75016 Paris - Téléphone : 01 40 09 24 20

GRAND REVEILLON TZIGANE 2016 « FOLIE TZIGANE EN ZONE LIBRE ! »(Spectacle –Diner-Soirée Dansante jusqu’à l’Aube..! - soirée déconseillée aux moins de 12 ans …)

TARIF Unique : 150 € par personne

Programmation Musicale

"Way down we go" KALEO

"Chanson d'ete" DIONYSOS

"Why don't you do it right" Helen MERRILL

Les invités

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