On appelle cela le "pescatourisme", une activité née en Italie, à la fin des années 1990.

Des pêcheurs jettent leurs filets à l'eau au large du Cros-de-Cagnes, le 26 mars 2002, alors que l'Union européenne interdit depuis le début mars d'attraper des alevins d'alose, de sardines ou d'anchois à partir du rivage.
Des pêcheurs jettent leurs filets à l'eau au large du Cros-de-Cagnes, le 26 mars 2002, alors que l'Union européenne interdit depuis le début mars d'attraper des alevins d'alose, de sardines ou d'anchois à partir du rivage. © AFP / Pascal Guyot

Le concept est simple : vous embarquez sur un bateau de pêche, direction le grand large. Une petite précision : vous n'allez pas pêcher... Remonter les filets et les lignes avec les hameçons, ce n'est pas pour n'importe qui, car le travail à bord d'un bateau de pêche est très réglementé. Il y a aussi des questions d'assurances. Vous ne pourrez qu'observer, mais c'est déjà assez étonnant de pouvoir découvrir ce métier qui parfois fait rêver et qui en tout cas est à la source de pas mal de légendes ou de fantasmes.

Sur quel bateau embarquer ?

Pour trouver un bateau qui accepte d'embarquer des touristes vous avez deux possibilités : l'Office du tourisme du port en question ou le Comité local des pêches qui regroupe tous les patrons pêcheurs.

Il faudra la plupart du temps vous lever tôt, vers 5/6 h du matin... Oui, pendant les vacances, on a pas forcément envie de se lever avant le soleil mais c'est le prix à payer pour vivre cette aventure.

Pour le prix justement, il faut compter selon les bateaux entre 40 et 60 € par personne. Mais à bord, vous aurez tout ce qu'il faut pour vous restaurer et il n'est pas impossible que le pêcheur vous propose même de goûter le poisson tout frais pêché.

Et puis certains bateaux sont maintenant plutôt bien équipés pour recevoir confortablement les visiteurs.

Pêche à la poutine

Et si on est sujet au mal de mer ? C'est la limite de l'exercice. Une solution : il faut mettre cap au sud direction Cagnes-sur-Mer, où l'on pratique encore la pêche à la poutine. La poutine, c'est en fait le nom que l'on donne aux alevins de sardine. C'est une pêche qui se pratique à pied.

Rendez-vous sur la plage, là encore au lever du jour. Les pêcheurs installent un vaste filet à quelques dizaines de mètres du rivage avec une barque, et ramènent ensuite le filet vers la plage. Dans les filets, il y a, si tout va bien, les petits poissons...

Et ça ne vous coûte rien ! Mieux, vous pouvez même donner un coup de main aux pêcheurs pour remonter le filet et goûter la poutine crue.

Pour réserver, rien de plus simple : à la Halle aux poissons qui se trouve sur le front de mer près du port de plaisance, ou alors à l'Office du tourisme.

Et puis si, par malheur, vous ne pouvez pas participer à cette pêche à la poutine, sachez que de la poutine, on en trouve à la halle au poisson ou dans la minuscule poissonnerie d’Antoine sur le front de mer. Enfin quelques restaurants en proposent dans leur carte : crue, marinée comme le ceviche, cuite à la vapeur, en friture ou en omelette...

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