Colonel Bruno Ulliac, chef de la délégation de cinq sapeurs-pompiers français dépêchés en Australie par le président Macron pour aider le gouvernement australien

Un pompier en Nouvelle-Galles-du-Sud en Australie en décembre 2019
Un pompier en Nouvelle-Galles-du-Sud en Australie en décembre 2019 © AFP / SAEED KHAN / AFP

Des centaines d'incendies ravagent l'Australie depuis le mois de septembre. Cinq pompiers français sont partis aider leurs collègues sur place ; Mathilde Munos reçoit, en ligne depuis Sydney, le chef de cette délégation, le colonel Bruno Ulliac. 

"Le premier sentiment, c'est d'abord la taille des feux, qui sont absolument gigantesques. C'est vraiment impressionnant. On n'a jamais été confrontés à ce type de situation. Généralement, on considère que lorsqu'on a un incendie qui fait 100 hectares, c'est déjà un gros incendie. Ici, les tailles sont sans commune mesure puisque aujourd'hui, au dernier point de situation, le total de surfaces détruites avoisine plus de 17 millions d'hectares". 

À la question de Mathilde Munos sur le nombre de pompiers envoyés par la France pour aider, il répond : "Ce n'est pas le nombre de pompiers qui va éteindre ces feux, c'est tout d'abord une excellente coordination des techniques diverses employées au sol et en l'air. _On est dans une situation jamais vue_. La sécheresse qui touche l'Australie dans toutes les régions, la dimension des feux, la météo qui a été défavorable jusqu'alors puisqu'ils ont vu des températures extrêmes avec des vents violents, tout ça a engendré une situation absolument catastrophique. Donc nous, de façon très humble, on a essayé d'observer, d'analyser la situation pour être capable de leur proposer un appui si c'était nécessaire."

Voit-on un ralentissement des feux avec des pluies enfin annoncées sur l'île continent ? Bruno Ulliac n'est pas optimisite : "sur les États de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud, on attend entre 50 et 150 millilitres sur secteur pour au moins une semaine. Ça va être une accalmie, ça va permettre de ralentir la progression des feux. Pour certains, ça va permettre de les contenir. Mais il ne faut pas se leurrer, il y aura certainement d'autres périodes difficiles puisqu'on est qu'à la moitié de cette saison des incendies de forêt en Australie".

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