Petite chute à 25 degrés sur les plages de Cannes mais rien de grave. Et la météo du Festival a aujourd’hui les couleurs de Mathieu Amalric.

"Un Héros" vd'Asghar Farhad qui concourt pour la Palme d’Or avec cette nouvelle immersion dans les arcanes d’un pays et d’une conscience.
"Un Héros" vd'Asghar Farhad qui concourt pour la Palme d’Or avec cette nouvelle immersion dans les arcanes d’un pays et d’une conscience. © de Asghar Farhadi Avec Amir Jadidi, Mohsen Tanabandeh, Fereshteh Sadre Orafaee /Memento production, Arte, ASGHAR FARHADI PRODUCTION...

Présent dans le film de Wes Anderson en compétition et sur lequel on préfère jeter le voile pudique de la déception, l’acteur tient le rôle principal du nouveau film très enchanté et très enchanteur du nouveau film des frères Larrieu. Intitulé Tralala, il est ici présenté en séance spéciale, hors compétition donc. 

Mais, avec ses chansons concoctées par Philip Katherine et Bertrand Belin, entre autres et ses allures à la Demy, il aurait bien mérité une palme du charme à l’état brut.

Amalric tout en barbe touffue y entraîne avec allégresse une joyeuse bande composée entre autres de Josiane Balasko et Mélanie Thierry. On en redemande. 

Amalric à Cannes, c’est aussi pour lui l’occasion de présenter son septième film en tant que cinéaste. Il revient en force avec Serre-moi fort. C’est un coup de maître présenté dans la nouvelle section crée par Thierry Frémaux, « Cannes première ». Vous pourrez le découvrir en salles le 8 septembre prochain. 

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Le découvrir, car il est absolument impossible de trop en dire sans dévoiler le cœur secret, le cœur battant et bouleversant de ce film dont le synopsis tient en une phrase : 

« Ca semble être l’histoire d’une femme qui s’en va. ». Je ne vous dis plus rien sinon que Serre-moi fort a la grâce et que même ici, ce n’est pas si fréquent.

Le régime cannois et non crétois… 

Le régime cannois auquel je me plie bien volontiers, c’est 5 films par jour, fruits et légumes en plus s’il reste du temps. Hier, par exemple, la journée a débuté avec une splendide adaptation du récit de Didier Eribon Retour à Reims, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs et réalisé par Jean-Gabriel Périot avec uniquement des images d’archives. 

Vient ensuite à la Semaine de la Critique le premier film de Vincent le Port, soit le terrifiant portrait d’un assassin de 17 ans avec une rigueur que n’aurait pas renié Robert Bresson. 

Destination l’Iran pour suivre et la nouvelle proposition de l’Iranien Asghar Farhadi, Un Héros, qui concourt pour la Palme d’Or avec cette nouvelle immersion dans les arcanes d’un pays et d’une conscience. 

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Pause alpestre ensuite en découvrant un documentaire singulier sur une… vache de compétition nommée Vedette c’est aussi le nom de ce film réalisé par Claudine Bories et Patrick Chagnaud et présenté à l’ACID. Enfin, aux alentours de 22 heures, l’ultime film de la journée, et en compétition s’il vous plait : Titane de Julia Ducourneau.

Film de genre comme on dit désormais, vu, pour ma part au bord d’une nausée mêlée d’indifférence triste. Pas forcément le mieux pour faire de beaux rêves ensuite ! C’était ma journée d’hier, Marion !

« L’air du jour ? »

On a pu découvrir hier dans la section Cannes Classics le nouveau documentaire réalisé par Yves Jeuland et co-écrit avec … Vincent Josse, notre Vincent Josse !

Leur Montand est à nous séduit comme eux-mêmes même l’ont été par l’acteur-chanteur : un portrait aimé fondé sur une profusion d’archives épatantes. Pour finir, un peu de Montand donc.  Avec une chanson de film qui s’impose ici à Cannes : « Ciné qui chante », extrait de la BO du dernier film de Jacques Demy, Trois places pour le 26. On y va !

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