C’est encore un peu Noël. Même si en ce moment ça ne l’est pas vraiment pour les salles de cinéma dont on refuse de nous ouvrir les portes, nous privant ainsi de la merveilleuse sensation de ressentir le froid du dehors en sortant d’une séance en forme de cocon protecteur, même, si l’on vient de voir un navet.

"Un conte de Noël" film réalisé par Arnaud Desplechin avec Catherine Deneuve, Jean-Paul Roussillon. (2008).
"Un conte de Noël" film réalisé par Arnaud Desplechin avec Catherine Deneuve, Jean-Paul Roussillon. (2008). © AFP / JEAN-CLAUDE LOTHER / COLLECTION CHRISTOPHEL

Alors on restera chez soi pour voir, revoir et faire découvrir aux futurs jeunes cinéphiles la perle scintillante L'Assassinat du Père Noël que Christian-Jaque, cinéaste trop souvent mésestimé, signa en 1941. Ce fut le premier film français produit sous l’Occupation par la  Continentale dont les capitaux et la direction étaient allemands. 

Mais pas l’ombre d’une goutte de propagande dans ce joyau dialogué par Charles Spaak pour un casting épatant comme on disait à l’époque, c’est-à-dire Raymond Rouleau, Renée Faure, Marie-Hélène Dasté, Fernand Ledoux, Jean Brochard, entre autres mais surtout Harry Baur bientôt la proie de l’occupant et celui que l’on vient d’entendre en instituteur libre penseur, Robert Le Vigan, futur collabo en fuite. Tous deux réunis le temps d’un film devenu culte, tous deux séparés ensuite dans ce « siècle tragédie » pour reprendre le mot d’Aragon. 

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Et pourtant c’est un vrai conte de Noël déguisé en film policier, à moins que ce ne soit l’inverse. Sachez seulement que c’est la nuit du 24 décembre dans un petit village sous la neige et savoyard, ça va de pair. Il était une fois…vous ne saurez rien de plus sur ce Père Noël, son assassinat et son assassin : faites comme moi voyez-le ou revoyez le chaque année à Noël, il est encore temps.

Il n’est jamais trop tard non plus pour se délecter du Conte de Noël qu’Arnaud Desplechin nous offrit en 2008. À Roubaix, dans la grande maison familiale, sous le sapin, les langues se délient. 

Est-ce vraiment la magie de Noël quand une mère jouée par Catherine Deneuve dit le plus tranquillement du monde à son fils joué par Mathieu Amalric qu’elle ne l’a jamais aimé ? Oui, peut-être dès lors que le fils en question lui répond sur le même ton qu’il ne l’a jamais aimé non plus. Et le conte ainsi lancé  de se poursuivre : le prince héritier sauvera-t-il quand même sa reine-mère de la mort en lui offrant sa chair pour une greffe vitale ?

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Ainsi va le cinéma qui dit parfois tout haut ce que l’on ne dit même pas tout bas. C’est la magie de Noël vous dit-on ! Et comme toujours chez Desplechin la BO, signée par Grégoire Hetzel, contient par ailleurs quelques réjouissantes reprises en situation dont ce « Merry Chrismas, baby » par Otis Redding… Joyeux Noël !

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