Ce n’est pas nouveau, les élections se suivent et se ressemblent en France avec un parti qui semble s’imposer inéluctablement sur l’échiquier politique : celui de l’abstention …

Année après année, l'abstentionnisme progresse lors des élections. Comment redonner sens à cette phrase écrite sur nos cartes électorale : " Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique " ?
Année après année, l'abstentionnisme progresse lors des élections. Comment redonner sens à cette phrase écrite sur nos cartes électorale : " Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique " ? © Getty / Alain Le Bot

Entre le nouveau monde promis, et l’ancien pas si loin, les affaires bien sûr, les petites phrases toujours, les promesses sans lendemain et les résultats qui se font attendre, notre démocratie n’est pas en très bonne santé… Et la tentation des extrêmes à nos portes..

D’abord, les Français n’ont pas confiance dans leurs représentants pour prendre en compte leurs préoccupations quotidiennes. Ensuite, nous serions 76% à ressentir des sentiments négatifs par rapport à la politique d’après le baromètre de la confiance en politique du CEVIPOF publié en début d’année... Pour 39% c’est de la méfiance, et pour 25% du dégoût…

Un problème...

Un portrait assez peu réjouissant avec, tout de même, quelques lueurs à l’horizon qui viennent notamment du numérique ou encore de l'échelon local... Comment redonner sens à cette phrase écrite sur nos cartes électorale : " Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique " ? Et après tout, pourquoi ne pas peser sur les décisions, voire les prendre directement en dehors des élections …

Des mouvements veulent faire souffler un vent citoyen sur la démocratie, comme les civic tech ou de nombreuses initiatives au niveau local : cela peut-il vraiment faire bouger les lignes ? Dans une société de plus en plus participative, est-il raisonnable de ne pas changer de logiciel démocratique ?

Romain Slitine est maître de conférences à Sciences Po. Il est co-auteur du Coup d'Etat citoyen, paru aux éditions La Découverte.

Christian Proust a été cadre territorial. Il a publié un Guide pratique pour oser s'impliquer dans la vie politique locale aux éditions Rue de l'Echiquier.

Ensemble, ils dressent le tableau désenchanté de citoyens qui ne croient plus en la politique. Ou en une certaine forme de la politique, qui concentre tous les pouvoirs dans les mains d'un petit groupe de personnes, s'exerçant trop souvent de façon opaque et impersonnelle.

... et des solutions !

Si beaucoup abandonnent leur carte d'électeur, il est important d'avoir en tête que le vote, présenté autant comme un droit qu'un devoir, n'est pas le seul moyen d'agir ! Au niveau local, particulièrement, les initiatives fleurissent pour préserver ce lien vital entre population et prise de décision. Autre point d'appui : les civic tech, qui cherchent à utiliser les nouvelles technologies pour améliorer la vie publique. 

Cyril Lage est l'un des fondateurs de la plateforme Parlement & Citoyen. On y cherche à mettre en commun citoyens et parlementaires pour qu'ils travaillent ensemble à l'élaboration et pour faire de l'outil juridique quelque chose de vraiment proche des citoyens qu'il encadre.

Et Sylvain Lapoix, journaliste et co-auteur du programme Datagueule, a sélectionné 3 initiatives auxquelles il faudrait s'intéresser. Il prend notamment pour exemple le village de Saillans , où une liste citoyenne a remporté les municipales de 2014. Depuis, ce sont les habitants qui prennent les décisions importantes.

Et vous ?

Avec l'ADEME et ID, L'Info durable

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