Thomas est incarcéré à la Maison Centrale de Poissy depuis 2013. Condamné à perpétuité pour assassinat, il fait parti des détenus qui ont expérimenté les rencontres entre détenus et victimes dans le cadre du dispositif de justice restaurative mis en place dans cette prison depuis 2014. Une expérience qui l'a transformé

C'est à la Maison Centrale de Poissy, où les détenus purgent de longues peines, que se tiennent les rencontres entre détenus et victimes depuis 2014
C'est à la Maison Centrale de Poissy, où les détenus purgent de longues peines, que se tiennent les rencontres entre détenus et victimes depuis 2014 © Radio France / Charlotte Perry

Introduite en France par la Loi du 15 août 2014, la justice restaurative mise sur les rencontres entre détenus et victimes pour apaiser les souffrances, panser les plaies laissées béantes par le procès pénal et, in fine, restaurer le lien social. 

Car aussi longue soit la peine, les détenus ont vocation un jour à réintégrer notre société. Et si la prison abîme l’homme, le dialogue avec les victimes, lui, restaure l’humanité. Un préalable essentiel pour ne plus recommencer. 

Ce qu'il y  de particulier avec ces rencontres, c'est qu'en touchant aux raisons de mon incarcération, ils ont réussi à me traiter comme un être humain. Et ça, ça n'a pas de prix. J'ai la sensation d'être libre alors que je suis incarcéré, parce que j'ai pu réintégrer la société en un sens. Thomas, incarcéré depuis 2013

Pratique ancestrale venue des Inuits et des Maoris, réintroduite dans le monde anglo-saxon dans les années 70 et expérimentée en France à la maison centrale de Poissy depuis 2010, la justice restaurative offre une autre vision de la politique pénale. Une autre vision que l'illusion du tout carcéral.

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