A 95 ans, Camille n'a rien perdu de sa verve. Infatigable militante, elle continue de raconter son histoire et celle du massacre de son village, où 643 habitants furent brûlés vifs par les SS le 10 juin 44. Un combat qu'elle mène pour sensibiliser la jeunesse et la mettre en garde face à la montée du néo-nazisme.

Camille Senon, chez elle, à Limoges.
Camille Senon, chez elle, à Limoges. © Radio France / Charlotte Perry

Camille venait d'avoir 19 ans le 10 juin 1944.  Elle travaillait à Limoges et, comme chaque samedi, elle rentrait chez ses parents à Oradour-sur -Glane en tramway. Mais ce soir-là, les employés du tram lui ont dit "les Allemands sont arrivés à Oradour en début d'après-midi, et nous ne savons pas ce qui se passe. Nous avons essayé de téléphoner, mais Oradour ne répond pas." Camille et les autres passagers embarquent néanmoins. Jamais ils n'auraient pu imaginer ce qu'ils allaient découvrir en arrivant là-bas.

Ce 10 juin 1944, Camille a perdu son père, son grand-père, ses oncles et ses tantes, de nombreux cousins et camarades. Sur les 643 victimes de ce terrible massacre, 350 étaient des femmes et des enfants. Il s'agit du plus grand massacre de civils perpétré par l'armée Allemande en France pendant la seconde guerre mondiale.

Pourquoi est-ce que ce massacre a eu lieu, nous n'en savons rien. Les responsables, le général Lammerding, les différents officiers,  n'ont pas été jugés et ceux qui ont commandé l'opération n'ont jamais été entendus. Ils ont eu une belle vie en RFA, et ils sont morts tranquillement dans leur lit. Pour la population d'Oradour, c'était comme si on tuait leurs proches une deuxième fois.

A écouter (prochainement):

Camille Senon, épisode 02: une vie de luttes et d'engagement

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