Jean Rolin
Jean Rolin © Gilles Mingasson/P.O.L / Gilles Mingasson/P.O.L

Jean Rolin vient présenter son nouveau roman Le ravissement de Britney Spears (paru chez POL).

Didier Allouch vient nous présenter le Grindhouse festival dont l’inauguration avait lieu hier soir au New Beverly, cinéma de Los Angeles racheté par Quentin Tarantino en février 2010.

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Le cinéma New Beverly à Los Angeles C’est un bâtiment tout droit sorti du passé, coincé entre un restaurant et deux pochoirs du graffeur Bansky, en bordure du West Beverly Boulevard à Los Angeles. Derrière cette façade aux couleurs rose et bleu pale se trouve l’un des derniers bastions de la cinéphilie hollywoodienne. Construit à la fin des années 1920, le New Beverly Cinema est aujourd’hui l’une des seules salles de L.A. à programmer des doubles programmes courageux, mélangeant avec brio classiques des années 50 avec des films oubliés des eighties, ou de très récents films de genre. C’est aussi la salle dont Quentin Tarantino est devenu propriétaire la semaine dernière, sauvant ainsi cet écrin cinéphilique des griffes de la crise financière.   Le New Beverly (ou “New Bev” pour les habitués du lieu) ouvrit ses portes en 1929, et fut un théâtre jusque dans les années 50, où il fut converti en un cinéma traditionnel. En 1978, le cinéma change de mains après quelques mois de fermeture. Sherman Torgan et sa famille rachètent le cinéma, et en assurent la programmation. Les nouveaux programmeurs changent l’orientation du lieu, en faisant une salle de “second runs”, ou reprise de films classiques en séance double. Les cinéphiles purs et durs investissent les lieux comme un nouveau sanctuaire. De nombreuses stars, comme Nicolas Cage, le considèrent comme  leur école de cinéma. « Je suis venu au New Beverly dès que j’ai été en âge de conduire assure Tarantino. C’est à dire depuis 1982. »   Le cinéma est pourtant frappé durement par la montée en flèche du DVD au milieu des années 2000. La famille Torgan ne peut plus faire face aux charges d’exploitation. Tarantino entend alors parler des difficultés financières du lieu. « Je suis un collectionneur de bobines, donc je peux m’organiser des projections chez moi poursuit le réalisateur d’Inglourious basterds. D’autres collectionneurs m’ont cependant alerté des problèmes rencontrés par la famille Torgan. Je ne pouvais tolérer la fermeture de ce cinéma. Je suis allé les trouver, et j’ai alors commencé à leur verser chaque mois les 5000 dollars nécessaires à la poursuite de l’activité ». De mars à mai 2007, le réalisateur y programme le “Grindhouse Festival”, projetant des films de genre oubliés, ainsi qu’une avant-première de son film Grindhouse, co-réalisé avec Robert Rodriguez.

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