Eclectik ce dimanche c'est une conversation entre Laurence Garcia et Nicolas Philibert. Tandis que la pluie fait des claquettes, me voici au pied de son immeuble, pas loin de la Place de la République. Dans un des rares quartiers de Paris qui semble plus dans « l’être » que dans « l’avoir ». Une rue de la soif, avec des cafés plus prolos que bobos. Un magasin de vieilles machines à coudre, une ambulance fermée, un facteur avec sa grosse sacoche. Un décor de mélancolie qui va si bien à Nicolas Philibert. Dans le cinéma de Philibert, ily a toujours un coin de ciel bleu, un idéal collectif, un mieux vivre ensemble malgré le noir dehors. Sa caméra est toujours du côté des « sans », des marges, des mondes soit disant fermés, vu de loin. Esprit « cinéma militant » des années 70 plus inspiré par le peuple que les people. Philibert a tourné dans un HP, chez les sans papiers, au pays des sourds et devant l'enclos de Nénette, l'orang-outan. Un humaniste qui croit plus en l’instit’ qu’en le curé. Filmer pour comprendre, voir sans être vu avec des documentaires qui posent des questions, sans « moi je », sans commentaires, sans penser à la place de l’autre. Bienvenue chez lui.

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Kings of convenience

Boat behind ### Jean-Louis Murat

Comme un cowboy à l'âme fresh ### liens

Rétrospective Nicolas Philibert à la Bpi (Centre Pompidou)

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