« On m’a appris que compter des trucs (comme les maisons, les voitures), ça évite d’avoir de la peine. C’est pour cela peut – être que certaines personnes deviennent fortes en mathématiques, ou que les responsables du budget ne pleurent jamais. » Ces phrases sont signées Geneviève Brisac. Une fois qu’on le sait, on a envie de la rencontrer en vrai. En plus, elle est belle. J’aime bien vous précisez dire ça des femmes qui sont invitées d’EclectiK, à l’abri de l’image et qui se livrent au micro. Sur le site de Geneviève Brisac, on la voit gamine, avec une grosse frange qui lui barre le front. Puis, adolescente, de profil, le contour de son visage est comme une gravure. Et puis femme, avec sa chevelure bouclée et brune. Geneviève Brisac écrit des phrases courtes, presque sèches. Et ça vous bouleverse, sans en avoir l’air. Elle remporta le prix Prix fémina, avec Week – end de chasse à la mère, c’était en 96. Aujourd’hui, elle publie Une année avec mon père. Presque tous ses livres ont paru aux éditions de l’Olivier. Une année avec mon père est le récit d’un automne, d’un hiver, d’un printemps et d’un été qu’elle a donc passé aux côtés de son père avant qu’il ne décède. Elle l’a écrit pour l’approcher au plus près. Et le livre se termine sur cette phrase, toute seule, au milieu de la page blanche : « Un stylo, une montre, une bague ornée d’une pierre dure de couleurs vertes sont les trois objets que je conserve de lui ». Geneviève Brisac est écrivain. Je sais qu’elle adore Peter Pan. Geneviève Brisac est écrivain. Et lectrice aussi.

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