Initiales WW. Wim Wenders, dans un hôtel de la place des Vosges à Paris, entre une assiette de cacahouètes et un thé de Chine. Il y a un groupe d’Américaines qui parlent haut et fort pas loin. Lui, répond aux questions d’une voix sourde de sicilien. Avec les « R » roulés en moins.

Wim wenders
Wim wenders © Thiago Piccoli

Wim Wenders, vieux routard de l’interview qui stoppe son geste, tout net - au moment d’avaler une cacahouète - pour demander doucement : « pourquoi tu me regardes comme ça ? » Parce qu’il est particulièrement détendu, parce que j’ai le sentiment qu’il se livre plus qu’avant, parce qu’il porte une bague à presque tous les doigts. Wim Wenders vient de réaliser un documentaire. Ça n’est pas la première fois. Il le fit pour des cinéastes ou des musiciens qu’il aime. L’Américain Nicholas Ray, le Japonais Ozu, les Cubains du Buena Vista social Club. Là, il dédie un film entier à une chorégraphe. Elle s’appelait Pina Bausch. Il fut très proche d’elle et elle était révolutionnaire. Révolutionnaire au point d’influencer tous les arts. Mais j’ai commencé comme ça : « que diriez – vous à quelqu’un qui n’a jamais vu un seul des spectacles de Pina Bausch ? ».

PINA (3D) : BANDE-ANNONCEpar baryla

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