photo1
photo1 © Radio France
Voici donc Francis Veber. Francis, pas Jacques. Je me permets cette précision car à l’annonce de cet invité, on m’a dit : « ah, Veber le gros qui faisait la pub pour les yaourts contre le cholestérol ? » Nan. Francis Veber, le scénariste de l’Emmerdeur, du Grand blond avec une chaussure noire, le réalisateur de La Chèvre ou du Dîner de con. Des films qui n’ont pas la carte, comme dirait l’autre. Pas vraiment Inrockuptibles, Télérama, voyez. Des films avec répliques et scènes cultes que l’on se racontait en rigolant comme des baleines dans la cour d’école d’abord. Et à la machine à café, ensuite. Des films qui appartiennent à chacun parce que forcément diffusés une fois à la télé. Il y avait Depardieu, Pierre Richard, Jean Carmet, Jacques Villeret. Les meilleurs. Francis Veber raconte leur grandeur comme leur petitesse dans un livre de mémoires qui s’intitule Que ça reste entre nous. Le titre est un peu cucul, mais l’ouvrage ne l’est pas du tout. Remarquablement écrit, ça se lit comme un roman. Un roman qui commence comme suit : « Je suis né à Neuilly d’un père juif et d’une mère arménienne. Deux génocides, deux murs des lamentations dans le sang. Tout, pour faire un comique ». On lit ces mémoires d’une traite. C’est élégant, comme le bonhomme et sans concession pour lui ni pour personne. Car Francis Veber est un gars carré : ponctuel, mise impeccable, silhouette de cycliste et il y a toujours un point à la fin de ses phrases. Nous nous sommes retrouvés dans les sous-sol de la Gaumont. Lui, heureux de faire de la radio. Moi avec mes trucs et mes machins étalés sur le sol. Et vous, je l’espère, qui nous écoutez. ## Les liens [Editions Robert Laffont](http://www.laffont.fr/livre.asp) [Musée de la Gaumont](http://www.gaumont-le-musee.fr/) Le musée où Rébecca enregistra son entretien, n'est ouvert au public qu'à l'occasion des journées du Patrimoine.
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.