Agnès Varda et  Rébecca Manzoni
Agnès Varda et Rébecca Manzoni © Radio France / ?

J’allais partir et elle a dit : « Julia va nous prendre en photo ! » Julia, c’est l’assistante d’Agnès V. On avait fini de causer et on avait bu du thé. Là, on est dans son atelier, rue Daguerre à Paris.

Elle dit : « et maintenant, c’est EclectiK » comme on dirait, « il était une fois ». C’est moi qui tenais le micro, mais c’est elle qui a pris les choses en mains. Plaisir de se laisser faire, de suivre sa pensée vagabonde. Agnès Varda a le goût de la conversation.

Elle dit : « les chats ont 7 vies. Moi, je n’en ai eu que 3 ». Que 3 : photographe, cinéaste, artiste. Et tout(e) Varda est réuni(e) dans un coffret qui rassemble 20 longs métrages, 16 courts, des inédits, des surprises, la recette des côtes de blettes au gratin et pas mal de fantaisie. Plus d’un demi siècle de création, quoi. Le tout, édité par Arte Editions et sa maison, "Ciné Tamaris".

Elle dit : « je ne fais pas peur aux autres et j’obtiens beaucoup parce que j’ai l’air d’une petite dame tranquille et rigolote. Dieu sait pourtant, si je suis brusque et déterminée ».

Je suis entrée dans ses bureaux, au rez–de-chaussée d’une maison de la rue Daguerre, Paris XIV°. Je suis tombée sur Rosalie, sa fille, ses collaborateurs, qui doivent avoir la trentaine ou à peu près, et puis elle, Varda, Agnès, de dos, occupée qu’elle était à taper sur le clavier d’un ordinateur.

Elle dit : « Vous enregistrez là, avec votre chose ? » Hé oui. Agnès V. dans EclectiK. C’est parti.

Rébecca Manzoni

Si on ouvrait les gens, on trouverait des paysages. Moi, si on m’ouvrait, on trouverait des plages. Agnès Varda

La minute de solitude d'Agnès Varda :

"Tout(e) Varda": coffret vidéo présentant l'intégrale d'Agnès Varda, à paraître le 21 novembre 2012

Contenu de l'intégrale :

TOUT(E) VARDA
TOUT(E) VARDA © Radio France
  • La Pointe courte (1954)

  • Cléo de 5 à 7 (1961)

  • Le Bonheur (1964)

  • Les Créatures (1965)

  • Lions Love (... and Lies) (1969)

  • Daguerréotypes (1975)

  • L'une chante l'autre pas (1976)

  • Mur Murs (1980)

  • Documenteur (1981)

  • Sans toit ni loi (1985)

  • Jane B. par Agnès V. (1987)

  • Kung-Fu Master (1987)

  • Jacquot de Nantes (1990)

  • Les Demoiselles ont eu 25 ans (1992)

  • L'Univers de Jacques Demy (1993-95)

  • Les Cent et une nuits (1994)

  • Les glaneurs et la glaneuse (2000)

  • Deux ans après (2002)

  • Les Plages d'Agnès (2009)

  • Agnès de ci de là Varda (2011)

  • et aussi Quelques veuves de Noirmoutier (2004)

  • le double DVD VARDA TOUS COURTS comprenant tous les courts métrages d'Agnès (dont la série Agnès de ci-de la Varda )

  • Album (132 pages)

  • 1 pochette surprise

  • 2 DVD surprise

    Des films d'Agnès Varda, à voir ou à revoir :

Des films d'Agnès Varda, à voir ou à revoir:

Les plages d'Agnès

un film en partenariat avec France Inter, édité par Ciné Tamaris

les plages d'Agnès
les plages d'Agnès © Radio France
En revenant sur les plages qui ont marqué sa vie, Varda invente une forme d’autodocumentaire. Agnès se met en scène au milieu d’extraits de ses films, d’images et de reportages. Elle nous fait partager avec humour et émotion ses débuts de photographe de théâtre puis de cinéaste novatrice dans les années cinquante, sa vie avec Jacques Demy, son engagement féministe, ses voyages à Cuba, en Chine et aux USA, son parcours de productrice indépendante, sa vie de famille et son amour des plages. ### **Cléo de 5 à 7 (1961)**
Cléo de 5 à 7, de Varda
Cléo de 5 à 7, de Varda © Radio France
Un des films emblématiques de la Nouvelle Vague, célèbre dans le monde entier et particulièrement aimé des cinéphiles. Avec Corinne Marchand. Synopsis: Cléo, belle et chanteuse, attend les résultats d’une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café de Dôme, de la coquetterie à l’angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son amant, son musicien, une amie puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde. ### **Sans toit ni loi** (1985)
Sans toit ni loi
Sans toit ni loi © Radio France
C'est Le film sur l'errance et ceux que l'on a nommés depuis "les S.D.F", avec Sandrine Bonnaire, grandiose dans le rôle de Mona. Synopsis: Une jeune fille errante est trouvée morte de froid: c'est un fait d'hiver. Etait-ce une mort naturelle ? C'est une question de gendarme ou de sociologue. Que pouvait-on savoir d'elle et comment ont réagi ceux qui ont croisé sa route ? C'est le sujet du film. Peut-on faire le portrait d’une fille difficile à saisir et dont toute l’attitude est refus. La caméra s'attache à Mona, racontant les deux derniers mois de son errance. Elle traîne. Installe sa tente près d'un garage ou d’un cimetière. Elle marche, surtout jusqu'au bout de ses forces. ### **A lire** pour **en savoir plus:** ### **"Varda par Agnès**
varda par agnès
varda par agnès © Radio France
Les Cahiers du cinéma ont édité ce livre de Bernard Bastide en 1994. Dans cet ouvrage, Agnès Varda mêle ses réflexions et anecdotes aux photographies en noir et blanc et en couleur. Elle explique qu'elle avait besoin des images pour effectuer un voyage dans ses souvenirs, et c'est chose faite. Il est question de "cinécriture", de tournages, de documentaires et de fictions. Son désir : exprimer le cinéma au féminin. ### La Cinémathèque française présentera une exposition autour de Jacques Demy du 10 avril au 4 août 2013
Jacques Demy
Jacques Demy © Radio France
Le cinéma de Jacques Demy dessine un monde. Un monde de villes portuaires (Nantes, Nice, Cherbourg, Rochefort, Los Angeles, Marseille) traversé de chassés-croisés amoureux, où l’imaginaire a toujours raison de l’impossible. Dix-neuf films que le cinéaste désirait tous, « liés les uns aux autres ». Une comédie humaine Pop, entrelacée de songes, formée d’une pléiade de personnages « en-chantés », toujours prêts à danser, oscillant entre dérision subtile des mots et sensualité. Sa galaxie se compose de matelots, forains, jumelles excentriques, fée des Lilas, princesse, ouvriers, marchand de télé ou Orphée moderne. Jacques Demy (1931-1990) est un de ces cinéastes magiciens, qui a su garder son enfance intacte, continuant d’y puiser toute son énergie créatrice. Puissance de sublimation inassouvie, présente aussi dans sa pratique de la photographie et de la peinture, que l’exposition révélera pour la première fois au grand public. Parce qu’à travers sa quête de l’idéal, Jacques Demy n’a cessé de croire au destin, il a réalisé des œuvres qui, si elles semblent légères, sont profondément engagées. Le chant des poètes se mue alors en chœur du peuple, et Demy de ne jamais oublier de montrer que le réel est là, aux portes de ces « rubans de rêves » que sont pour lui les films. Son cinéma, radicalement émotionnel et esthétique, a valeur de manifeste, comme l’atteste la Palme d’Or qui lui fut remise pour _Les Parapluies de Cherbourg_ , à Cannes en 1964. Ses longs métrages revisitent avec impertinence la comédie musicale hollywoodienne et le mélodrame poétique français, avec une touche de psychédélisme abstrait digne du cinéma expérimental. L'exposition proposera une traversée de ce Demy-_monde_ , haut en couleurs, qui est un vrai continent à lui seul. Une exposition produite par La Cinémathèque française en collaboration avec Ciné-Tamaris / Commissariat Matthieu Orléan. ## Les liens [arte boutique](http://www.arteboutique.fr/displayElementsProduct.action;jsessionid=39FF55531C9E8924FCF9863759852425.tc6b2) Sont-ce des ballons que j’ai envoyés comme des cartes postales de voyage ou est-ce moi qui voyage de bulle en bulle, de ci de là ?En avion jusqu’à Berlin, où l’on marche parmi les ours et où Joseph Beuys a sculpté de la matière grasse ; en voiture à Francfort, pour voir pleurer des femmes ; à la nage pour converser avec Pierrick Sorin dans son aquarium ; en autobus pour une « perm’ à Nantes » vers Jacques Demy ; en taxi au Mexique pour trinquer avec des squelettes ; en métro à Paris  pour rendre visite au chat Guillaume-en-Egypte qui garde l’atelier de Chris Marker ; en bateau à Sète pour écouter Pierre Soulages ; en parapluie au Portugal pour poser avec Manoël de Oliveira et sa femme. A nous trois, on totalisait 276 ans...Agnès Varda, 2008-2011 [Ciné -Tamaris](http://www.cine-tamaris.com/agnes-varda/) Créée en 1954 sous le nom de Tamaris Films pour produire LA POINTE COURTE, premier long-métrage d’Agnès Varda avant-coureur de la Nouvelle Vague, la société est devenue Ciné-Tamaris en 1975 pour produire DAGUERRÉOTYPES et n’a plus cessé depuis ses activités de production, puis distribution, et enfin édition et distribution vidéo. [La Cinémathèque française](http://www.cinematheque.fr/)
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