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photo1 © Radio France
Il s’appelle Pierric Bailly, il a 31 ans et dans son cas l’âge est important. Parce que dans son dernier roman paru, le personnage principal est né dans les années 80. Parce que c’est l’histoire d’un gars qui n’a plus grand-chose en commun avec la génération de ses parents. Parce que son modèle d’homme se situe quelque part entre John Wayne et Michael Jackson. Le dernier roman paru de Pierric Bailly s’intitule _Michael Jackson,_ il est aujourd’hui disponible en poche, en folio, et 3 chansons de Michael ponctuent le livre. 3 chansons comme les étapes d’une transformation d’un garçon qui devient un homme en tombant amoureux. Et ça se passe à Montpellier. C’est là qu’on s’est retrouvé. On a marché dans les rues, ce qui permet d’oublier - un peu - cette situation étrange d’une fille qui tend son micro à l’écrivain qu’il est. L’idée des questions, des réponses et la minute de solitude sont venues en marchant. Michael Jackson de Pierric Bailly est un roman d’amour qui se termine par cette phrase : « Le temps passe, je n’ai pas l’impression de me rapprocher de la fin, on dirait même que ça vient de commencer. » Un livre et un jeune homme comme une promesse. Pierric Bailly a écrit 2 romans, le troisième est prévu pour 2015, toujours chez le même éditeur, P.O.L. Pour cette rencontre qui a eu lieu en 2011, j’avais vu la photo de Pierric B. dans un journal où il posait en bermuda et tongs. Ce jour-là en gare de Montpellier, il portait une casquette et des chaussures toutes neuves. 3ème épisode de la série d’été d’Eclectik consacrée aux écrivains. R. MANZONI ### Michael Jackson, Pierric Bailly
Michael Jackson (livre)  P Bailly
Michael Jackson (livre) P Bailly © Radio France / POL
Cela se passe à Montpellier et met en scène une bande d’amis, certains étudiants, d’autres non, qui semblent passer plus de temps à boire et à faire la fête qu'à suivre leurs cours ou à chercher du travail. Et les fêtes, et les beuveries, nombreuses, sont autant d'occasion d'essayer d'attraper, chacun pour soi au départ, ce qu’on est, ce qu’on veut. Recherche désordonnée d'une originalité à tout prix, histoires d'amour croisées, échanges, interrogations, mais refus de penser à l'avenir. Ici la phrase épouse à la perfection – avec ses ruptures ses accélérations, ses raccourcis – une pensée qui ne cesse de chercher, de fouiller, d'essayer de comprendre. Les mots sont heureux, choisis, recherchés à travers tous les registres, du trivial au raffiné, sans complexe, dans une grande liberté. Les formules font mouche et sont toujours irrésistiblement drôles, la pensée est perçante. Certaines scènes sont d'anthologie (des fêtes qui tournent à la partouze, un mariage où le marié fuit tandis que la noce se transforme en tournage d'un film pornographique...) mais toujours la construction d'une subtilité discrète pour brouiller les repères trop évidents et donner une subtile sensation du temps qui passe, de la circulation du désir, de l'irradiante complexité de la vie ## Les liens [Editions P.O.L](http://www.pol-editeur.com/)
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