Vous êtes là, avec le micro qui pendouille, dans un grand hôtel parisien. Tout est calme et nous sommes cinq à attendre. Francis Ford Coppola a un peu de retard et quelqu’un dit : « Il a fait la fête hier soir. J’ai dû aller le chercher vers une heure du matin pour être sur qu’il allait au lit ». Coppola a 70 ans. Ah là là, ces Américains! Et puis d’un coup tout s’agite. Il arrive. Il chantonne. Porte un béret qui lui donne l’air d’un maestro italien, et une veste en toile, comme si c’était l’été en décembre. Coppola embrasse tout le monde avec une tasse de café à la main qui tangue et tâche la moquette à chacun de ses mouvements. On peut suivre Coppola à la trace dans la suite immense de ce palace parisien. Francis Ford Coppola est heureux. Heureux de faire des films. Heureux du dernier, qui s’intitule Tétro et qui raconte à nouveau une histoire de famille après celles qu’il a déployées dans Rusty James ou Le Parrain. Mais cette histoire là n’est pas une histoire de plus. Tétro, conte la relation de deux frères. Le plus petit part à la recherche de son aîné à Buenos Aires. Son aîné, qui l’a abandonné quelques années plus tôt. Coppola a écrit le scénario lui-même et vous sentirez à l’écouter que Tétro est très autobiographique. Coppola a d’ailleurs commencé à parler de son frère. Alors j’ai dit, vous avez une photo ? Coppola est allé chercher son ordinateur pour me montrer. Pour le début de cette conversation, nous sommes donc penchés sur un écran qui affiche une photo en noir et blanc avec deux gamins habillés comme des communiants. Pour regarder, il y a Francis Ford Coppola, Alden Ehrenreich, l’un des principaux interprètes du film et moi-même. Tétro est dans les salles le 23 décembre prochain et c’est un film Inter!

programmation musicale

Tom Waits

Alice ### Emilie Loizeau

Pays sauvage ### Massive Attack

Splitting the Atom

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