Ça a commencé par deux coupes de champagne rosé. Chacun. L’exercice de l’interview a parfois du bon, il faut en convenir. Charles Aznavour… répond aux questions dans un restaurant où il a ses habitudes pas loin des Champs Elysées. Pour la journaliste radio c’est le drame. Il y avait un boucan du tonnerre là dedans. Impossible d’enregistrer quoique ce soit d’audible. Alors Aznavour a dit : « Vous avez le temps ? ». « Oui… mais vous… » « Ah moi, j’ai tout le temps que vous voulez. Vous reprenez une coupe ? ». Aznavour a le temps. Pas sûre qu’il l’ait toujours pris. Le temps d’apprécier un succès qui fut long à venir. Aujourd’hui, il continue d’enregistrer dans des studios où Nat King Cole et Franck Sinatra furent derrière le micro. Et c’est toujours une star à Hollywood. Rien que pour ça, il est réconfortant : l’hexagone n’exporte pas que Mireille Matthieu au-delà des océans. Et Aznavour s’amuse. A donner de nouveaux atours à des chansons qui sont passés du statut de tube à celui de classique : La Bohème ou A ma fille. Tu te laisses aller. On échange au moins des regards sur ces chansons là. En tous cas, Aznavour est l’un des seuls auteurs que je connaisse qui peut déclencher une engueulade familiale sur les paroles de ses chansons. Chacun est intimement persuadé de détenir la vérité sur le sujet. Aznavour ne serait pas à tout le monde. Mais plutôt à chacun. Le champagne est bu, le dessert terminé, nous partons. Nous ? C’est – à – dire : Charles Aznavour, Luis, qui conduit l’automobile, vous, qui je l’espère écoutez, et mézigue.

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Charles Aznavour

tu t'laisses aller ### Charles Aznavour

voilà que ça recommence ### Sharon Jones

She Ain't a Child no more ### Charles Aznavour

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