Patricia Petibon
Patricia Petibon © Felix Broede / Deutsche Grammophon / Felix Broede / Deutsche Grammophon

Debout là dedans ! …Place au chant ce matin…avec Patricia Petibon. Chanteuse…d'opéra! J’aurais pu dire chanteuse lyrique…. Ou DIVA. Mais évidemment ça peut sonner Castafiore.

Patricia Petibon au contraire, serait plutôt du genre météorite… qui bouscule tout sur son passage, vous voyez. Est-ce que c’est parce qu’elle s’est un temps revée cosmonaute ?

En tous cas, avec sa chevelure rousse chatoyante, ses tenues colorées de pied en cap, et son petit air mutin, elle vous emporte dans son tourbillon.

Son terrain d'exporation: la VOIX. Ce drôle d’instrument qu’on utilise tous sans vraiment savoir d’où il vient. La sienne lui ouvre des contrées imaginaires, tantôt furie tantôt lutin.

Ses origines : une part italienne, dans laquelle le goût du chant semble se transmettre naturellement de grand-mère en mère en fille ; et une partie bretonne : la mer et l’esprit d’aventure.

Son credo : il faut savoir risquer.

Alors elle joue des grands écarts, s’attaque à des montagnes, Mozart son chouchou ; Lulu d’Alban Berg ; Francis Poulenc à l’honneur dans son dernier disque; la scène avec un Dialogues des carmélites remarqué au mois de décembre (toujours mis en scène par Olivier Py). Ou les compositeurs espagnols qu’elle adore comme Manuel de Falla, compositeur du début du 20ème siècle.

Travail de la scène, récital, masterclass… Et pourtant : "Je suis une lymphatique". Elle pourrait rester des jours entiers sur son canapé à ne rien faire, dit-elle.

Ce matin-là sur son canapé elle était en jean et T-shirt blanc (et chaussons).

Un intérieur plutôt baroque. Un univers farfelu. De petits instruments cachés dans tous les recoins. Grelots d’Amérique du sud. Cloche de Ouessant. Cymbales chinoises. Pas trop de place pour le silence avec Patricia Petibon.

Derrière la fantaisie qui la caractérise, on ne peut pas s’empêcher de deviner une certaine mélancolie. Le comique et le tragique, quoi…comme les deux extrêmes de la voix.

Avec un immense sourire, elle m’attendait sur son palier…

Perrine Malinge

La minute de solitude de Patricia Petitbon :

Ecouter et voir Patricia Petibon:

Patricia Petibon sera :

  • à l'Opéra de Lille le 2 février (Hahn, Bernstein, Poulenc, Granados...)

  • à Amsterdam le 4 février

  • au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles du 30 mars au 12 avril (Boesmans: "Au monde", première mondiale)

  • le 24 avril à l'Opéra Théâtre de Clermond-Ferrand avec l'ensemble Amarillis (Machado, Hidalgo, Charpentier, Rameau, Haendel...)

  • en juin au Festival d'Aix en Provence dans Ariodante de Haendel avec le Freiburger Barockorchester

    Son dernier album, consacré à Poulenc , est paru en novembre 2013 (Deutsche Grammophon)

POULENC : Stabat Mater, Gloria, Litanies...

Dans l'émission vous avez pu entendre:

  • un extrait du morceau "Vivan los que que rien " de Manuel de Falla (Air de Salud, Acte 1 scène 1) interpété par Patricia Petibon dans son album Melancolia (Deutsche Grammophon)

  • un extrait de Lulu , opéra d'Alban Berg , dans une mise en scène d'Olivier Py , avec Patricia Petibon dans le rôle-titre (Acte 3, scène 1) (DVD Deutsche Grammophon)

  • un extrait des Dialogues des Carmélites , opéra de Francis Poulenc également mis en scène par Olivier Py (scène entre Blanche de la Force et son frère, interprété par Topi Lehtipuu)

  • Louis de Funès dans un extrait du film L'homme orchestre , de Serge Korber (1970)

  • le prologue du film West Side Story , de Jerome Robbins et Robert Wise (1961) sur la fameuse musique de Leonard Bernstein

  • un extrait de la chanson It's oh so quiet de Björk
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