Il m’a donné rendez-vous au Lutétia, célèbre palace de la rive gauche, juste pour taquiner le bourgeois germano pratin Toujours un brin provo, même si plus bobo que prolo mais bon. Philippe Djian c’est la « Rock attitude littérature », ça veut tout et rien dire mais ça lui va bien. Il y a 20 ans, on le surnommait l’écrivain de la « beat génération ». Aujourd’hui, il porte toujours le noir et le jean : Philippe Djian à l’heure du café serré au milieu des hommes d’affaires qui flirtent avec la secrétaire. Lui dit faire l’amour avec les mots. A la recherche d’une langue qui sonne, swingue, zappe, et d’une ambiance à la leonard cohen bercée par Kerouac et Carver, ses éducateurs comme il dit. Une langue pas toujours bien comprise par le petit milieu des critiques: trop d’ellipse, trop de « Moi je » et d’imparfait du subjonctif, trop américain, qu’importe, Djian s’en balle. Cultivant l’image de l’écrivain à la marge qui marche. Depuis son grand succès de 37 2 le matin, il s’est acheté le luxe de la liberté avec ses droits d’auteur. Nous voici donc, assis près du piano bar du Lutétia, à côté de nous, un type profil cadre dynamique s’engueule avec son portable. Son ex, sa maîtresse, sa mère ? Et le djian vagabonde, dans des histoires de pardons impossibles et de famille je vous hais, avec pour anti héro, un écrivain comme lui, dans son dernier roman « Impardonnables » chez Gallimard. Philippe Djian, en jean et en noir, « écrivain rock » et musicien raté à cause d’une oreille sourde. Djian se raconte en mono dans Eclectik

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