Serge Joncour publie “L’Écrivain national”, son treizième roman. Rebecca Manzoni rencontre l'auteur de "L'Idole" et "L'Amour sans le faire". Secret, il dévoile ici beaucoup d’humour et de profondeur sous son immense carrure de colosse maladroit.

L'écrivain Serge Joncour
L'écrivain Serge Joncour © AFP / Joël Saget

Un peu perdu chez lui, Serge Joncour ne sait pas trop où s’asseoir pour répondre aux questions. Il propose timidement une Ricoré à Rebecca Manzoni et s’inquiète lorsqu’il voit qu’elle ne l'a pas fini.

Serge Joncour, l’écrivain qui ne cherchait pas sa place

“La place de l’écrivain, c’est de ne pas être à sa place." Cette phrase résume Serge Joncour. L'écrivain s’est toujours senti “marginal”, “mal à l’aise même chez lui”. Pourtant, parfois, dans l’écriture, il y a ces moments rares, “d’oubli total, de l’ordre du rêve”. Exceptés ces moments, il n’est pas un écrivain du premier jet. “Même pour écrire à EDF”, il fait “des brouillons avant”. Il travaille cinquante versions d’un même texte. Il écrit trop pour “desécrire”. D’origine “rustique”, Serge Joncour aime viscéralement la campagne mais avoue ne pas pouvoir écrire à la campagne. Encore et toujours, de la difficulté à trouver sa place.

Rebecca Manzoni fait parler Serge Joncour, colosse timide

Quand j’ai rencontré Serge Joncour en août 2012, il se mettait à l’écriture du roman qui sort à la fin de ce mois–ci. Le titre : L'écrivain national. C'est comme ça que le maire de la petite ville où il est en résidence d'écriture surnomme le personnage principal du roman. Ce personnage se prénomme Serge lui aussi et enquête sur un meurtre qui a eu lieu dans le coin. Au sujet de ce livre, Serge Joncour a dit : « L'écrivain national, c'est la façon dont est présenté le personnage au début, avec un soupçon d'ironie. Parfois il y a des maires qui vous invitent et qui n'en ont pas vraiment envie. Ils préfèreraient un footballeur mais il faut faire plaisir aux maîtres d'école. Ce sera le prochain roman. » 

J’ai rencontré Serge Joncour chez lui mais il a laissé le nom d'un autre sur la porte d’entrée. J'ai poussé la porte, c’était ouvert. Il était en marcel et pantalon blancs. C'était l'été 2012. 

Sixième épisode de cette série d'EclectiK consacrée aux écrivains, c'est Serge Joncour.

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