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photo1 © Photo Edouard Plongeon

Il y a dans la bibliothèque de Virginie Despentes, un coffret qui célèbre les 10 ans de la bibliothèque rose. Baise – moi, n’est pas un opus de la dite bibliothèque, c’est le tout premier roman de Despentes, en 93. Elle est aussi l’auteur d’un essai qui commence comme suit : « J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. » Le dernier roman de Virginie Despentes s’intitule Apocalypse Bébé. C’est un roman noir et burlesque à la fois qui est construit comme un panorama. Un panorama sur la France de 2010, des quartiers chics de Paris aux barres HLM et ça nous mène jusque Barcelone. On s’y emploie à surveiller la jeunesse, sans caméra mais avec des détectives privés. Deux femmes lesbiennes que tout oppose. Il y est question d’amour, parfois, mais dans le roman, il n’y a quasiment jamais le verbe aimer. Si, page 28 : « ça s’entendait qu’il l’aimait. Pas aimer au sens de « je vais te bouffer la chatte », mais comme quand l’attitude de quelqu’un vous est chère et que chaque souvenir commun est recouvert d’une fine couche dorée. » Virginie Despentes est écrivain, elle a reçu le prix Renaudot cette année avec Apocalypse Bébé. Et la conversation commence comme ça. Bonne écoute.

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