Elle est chanteuse. Cantatrice, même. Mais de ces cantatrices qui comptent des morceaux comme "Tu m’as possédée par surprise" dans son répertoire – Par les temps qui courent, il semblerait que ce soit d’actualité. Hèlène Delavault est une grande femme et une femme grande. La biographie officielle dit "premier prix du conservatoire nationale de musique en 1977. Elève de la Juilliard School de New York" … qui compta Miles Davis ou Nina Simone parmi ses élèves, tout de même. Du sérieux, donc, de la technique, certes, mais avec en sus, un penchant certain pour la rigolade dans le raffinement et l’érudition. Hélène Delavault s’est fait connaître au début des années 80 avec Carmen, dans une mise en scène de Peter Brook. Elle a tourné dans le monde entier avec ce spectacle. Elle s’adonna à l’opérette et - toujours - à la chanson, celle du début du XX° siècle. Hélène Delavault écrit aussi. Des spectacles, qu’elle compose autour d’un thème qu’elle choisit. Des textes, pour une émission de radio sur France Culture qui s’intitule Les Papous dans la tête. Et ce travail d’écriture lui fait soulever des questions essentielles, telles que, je cite : « comment passer de l’âge des roses à celui de l’ostéoporose ? ». Je me suis rendue chez elle pour cette conversation dominicale. Et j’ai d’abord vu ses cheveux, au milieu des fleurs, à travers la fenêtre. Elle a dit « c’est ici ! ». Hélène Delavault a une voix parlée pas très éloignée de sa voix chantée. Un escalier étroit, un piano dans le petit salon. Plusieurs fois, au cours de notre discussion, elle a dû se dire : « mais qu’est-ce qu’elle me veut cette fille ? ». Non, elle dirait plutôt : « diable, mais que me veut – elle ? » Un portrait de femme qui chante… et qui parle, dans EclectiK et sur France Inter.

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Lithurgie pour un monde de paix

Avec Hélène Delavault (chant), Marie-Christine Barrault (récitante) et Susan Manoff (piano) « Liturgies pour un monde de paix » est une exploration rêveuse des traditions chrétiennes, juives et musulmanes à travers des textes, sacrés ou non, qui avant tout sondent les interrogations humaines sur la vie, sur la mort. Pour autant, pas de religion ici, sinon celle du mot et de la note ; la musique de Bach, de Schubert, de Fauré (mais aussi celle Leonard Bernstein, de Brassens, des Beatles !) confrontée aux paroles de Reiner Maria Rilke, Martin Buber, Djalâl ud-Dîn Rûmi, l’apôtre Paul ou Rabindranath Tagore…

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[Heureuse?](http://www.theatrauteurs.com/archive/2011/02/22/heureuse-helene-delavault.html "Heureuse? La chanteuse lance cette interrogation, non sans panache ni malice. Objet des tourments : l'amour, celui qui vient, celui qui s'enfuit. br /

Réponse en chansons et sur des textes de Colette, Camus, Lou Andréas Salomé...br / br / Un spectacle à voir:br / br / Au Festival de Lormes le dimanche 24 juillet 2011 à 17h30 –Music Hall :Place François Mitterrand – 58140 Lormesbr / br / AU Théâtre de Saint Malo le vendredi 16 décembre 2011 à 20h30 – 6 place Bouvet – 35400 Saint Malo")

Heureuse? La chanteuse lance cette interrogation, non sans panache ni malice. Objet des tourments : l'amour, celui qui vient, celui qui s'enfuit. Réponse en chansons et sur des textes de Colette, Camus, Lou Andréas Salomé... Un spectacle à voir: Au Festival de Lormes le dimanche 24 juillet 2011 à 17h30 –Music Hall :Place François Mitterrand – 58140 Lormes AU Théâtre de Saint Malo le vendredi 16 décembre 2011

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