« Ta gueule, tu dois m’appeler Papa connasse, où est mon bourbon ? » c’était la réplique de Dennis Hopper face à Isabella Rossellini dans Blue Velvet de David Lynch. Dennis Hopper, réalisateur d’Easy Rider, comédien pour Coppola ou Wim Wenders. Je l’avais rencontré à l’occasion d’une exposition et d’une rétrospective qui lui étaient consacrées à la cinémathèque française à Paris. Ce matin, EclectiK jusqu’à 11h, c’est un hommage à Dennis Hopper. Dennis Hopper a joué pour Coppola, un photographe totalement allumé dans Apocalypse Now, un père totalement alcoolique dans Rusty James. Il fut dirigé aussi par Abel Ferrara, Sean Penn, ou Sam Peckinpah, dans le désordre. Bref, Dennis Hopper, c’est un morceau de l’histoire du cinéma américain. Un cinéma indépendant souvent, un cinéma qui dit merde à Hollywood, la plupart du temps. Il était prêt à parler de tout. De son art, de la drogue, de l’alcool, du système hollywoodien. Le jour de notre rencontre il portait des mocassins vernis, une veste croisée bleu marine et un cigare à la main. Et à le voir comme ça, il était difficile d’imaginer qu’il fut un agitateur magnifique dans l’industrie du cinéma américain des années 60 et 70. Mais Hopper était aussi peintre, photographe et collectionneur de tableaux, achetant du Basquiat ou du Warhol avant tout le monde et pour une poignée de dollars. Hopper était donc un homme qui avait l’œil. Et pourtant, devenir artiste, pour lui, ça n’était pas gagné.

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