La sonnette de son domicile - l’ancien appartement d’Alfred de Musset- porte un faux nom et sur la porte un panneau annonce « Danger, serpents venimeux. Ne pas ouvrir ». Peut-être pour éloigner les huissiers… Jean-Paul Adam Mokiejewski est né à Nice en 1933. Son père a quitté l’Ukraine après la révolution de 1919 et devient taxi pour de riches touristes russes sur la Côte d’Azur. Afin de lui assurer des tickets de rationnement, son père s’arrange pour le vieillir de quatre ans. Autre version : par peur des persécutions contre les juifs, il veut faire partir son fils chez un ami installé à Oran. Le petit est précoce (à 7 ans il mesure déjà 1,55m) mais trop jeune pour prendre le bateau seul d’où le changement d’état civil. "Coupe ton nom en deux et tu voleras plus haut, au moins tu ne tomberas pas dans le ruisseau". Suivant les conseils d’une voyante, le jeune Jean-Paul Mokiejewski est devenu Jean-Pierre Mocky ! La « Moky » est aussi le nom d’une machine à percer les tranchées pendant la guerre, inventée par son père ! Difficile de discerner le vrai du faux dans son parcours, où l’on ne sait plus si ses films sont inspirés de sa vie, ou si c’est l’inverse. Jean-Pierre Mocky, c'est le portrait d'Eclectik ce dimanche. Le portrait est illustré de différents extraits du reportage de l'émission franco-belge Strip-Tease intitulé "Le Parapluie de Cherbourg", réalisé par Manolo D'Arthuys en 1999 pendant le tournage de La Candide Madame Duff. Ce reportage sera prochainement disponible dans un nouveau coffret consacré à l'émission Strip Tease édité par VF prod.

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Jean-Louis Aubert

On aime ### Charles Aznavour

Mes emmerdes ### Radiohead

Knives out ### Pete Doherty

Last of the english roses

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