Alain Durieux a un passe temps peu commun, un autre jeu de construction pour cet ingénieur en bâtiment. Voici un extrait du mail qu’il nous a envoyé : « Ecrire est un contrepoids à un quotidien un peu trop rationnel parfois et que ma culture d'ingénieur est bien forcée de prendre en compte. Pour réaliser tout ce qu'on aime, il faudrait plusieurs vies je pense. La poésie est un moyen de les imaginer en raccourci »

Ce matin, à l’heure de froufrous de la Saint-Valentin, il nous dit un poème en hommage aux employées de Lejaby: «__La poésie traduit des émotions pas forcément agréables ; il y a parfois de la rage et c'est vrai que ces cris de désespoir des ouvrières de Lejaby m'ont inspiré pour ces couplet »

Elles ont cousu leurs dernières bretelles

Pas d'un fusil pour ces rebelles

Elles ont serré leurs derniers nœuds

Pas d'une potence pour besogneux

Pourtant çà leur serrait la gorge

On leur ôtait leur soutien gorge

Pas dans un frou frou de Lejaby

Mais dans un fric frac de pas vu bas prix

Alain DURIEUX 10 Février 2012

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