C’est l’histoire d’un jeune homme qui aime lire. Il lit des romans policiers, il lit les grands poètes arabes. Il parle français, espagnol et arabe. Il est né à Tanger, la ville des écrivains cosmopolites. Il est amoureux de sa cousine, mais il aime bien aussi une jeune étudiante de Barcelone. Elle s’appelle Judit peut-être qu’il faut autant de courage pour embrasser Judith que pour crier "Kadhafi enculé" devant une jeep de militaire libyen, se demande le narrateur.

Il voyage et part vivre à Barcelone, il y vit des cours qu’il donne à de jolies étudiantes. Il passe ses soirées à lire, accompagné d’une bouteille de vin rouge catalan, d’olive et d’une boite de thon.

Il nous dit « les villes s’apprivoisent, ou plutôt elles nous apprivoisent ; elles nous apprennent à bien nous tenir, elles nous font perdre, petit à petit notre gangue d’étranger, nous fondent en elles, nous modèle à leur image. »

Lakhdar, c’est son prénom, est né loin du centre. Il est musulman, marocain, sans papier en Espagne. Lakhdar a vingt ans, il observe le printemps arabe, Paris au loin qui rejette ceux qui comme lui sont nés en marge.

Comment vivre, être libre, trouver sa place, quand on né du mauvais côté de la frontière ?

À quel moment agir ?

Peut-être que nos vies valent-elles pour un seul instant, une seule seconde de courage, demande l’écrivain Mathias Enard, l’auteur de ce roman de combat et d’amour, qui a pour titre « La rue des voleurs »

« Rue des voleurs » de Mathias Enard est publié chez Actes Sud.
« Rue des voleurs » de Mathias Enard est publié chez Actes Sud. © Radio France

« Rue des voleurs » de Mathias Enard est publié chez Actes Sud.

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