Cela ne me paraît pas gênant de raconter la fin d’un livre pour donner envie de le lire. Les dernières pages de ce très beau roman lui donnent une lumière particulière.

Une jeune femme revient sur le passé de sa famille en Estonie, une Estonie occupée par l’armée soviétique en 1941 et à nouveau après la Seconde Guerre mondiale, une Estonie où les esprits trop libres étaient envoyés dans des camps de travail en Sibérie.

À la fin de ce périple dans les drames de l’histoire et les drames de sa famille, elle écrit ceci :

"À partir d’aujourd’hui, je vais vivre ma propre vie. À partir d’aujourd’hui, tout ce qui s’est réduit pour moi à des rayonnages de bibliothèques, à des récits mythiques, qui ne sont là que pour faire du monde un organisme à demi mort, tout cela doit se remettre à exister. Toutes les choses semblables qui nous relient à ceux qui ont été et nous rappellent qu’à notre tour nous sommes vivants."

Arithmétique des dieux , de Katrina Kalda est publié chez Gallimard.

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