Adolescente, j’avais lu « Les récits de la Kolyma » de Varlam Chalamov, des histoires désespérées et parfois un peu drôles sur les camps de redressement soviétiques.

Naïvement, je pensais que tout cela avait été aboli avec la fin de l’URSS. Cette semaine, j’ai lu dans la presse la lettre d’une pussy riot Nadejda Tolokonnikovaou qui raconte dix mois de détention dans un camp en Mordovie.

Chalamov raconte à ses lecteurs 17 ans de survie dans un camp de travail en Sibérie.

Il écrit ; « Il n’y avait pas un grand choix. Il s’agissait d’être malin, de faire confiance à son corps. Son corps ne le trahirait pas. Amour, énergie, talents ; tout avait été piétiné. C’est précisément là qu’il pouvait avoir du respect pour lui même. Il était encore là vivant, et il n’avait trahi, ni vendu personne »

Récits de la Kolyma
Récits de la Kolyma © Radio France

Récits de la Kolyma , de Varlam Chalamov , traduit du russe par Sophie Benech et Luba Jurgenson, édition de poche Verdier .

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