Il y a cette phrase dans le livre d’Antoine Compagnon. Rien n’est plus mensonger qu’une photo. Il décrit une photographie prise sur un paquebot traversant l’Atlantique, vers la France, il pose avec ses frères et sœurs, et son père. Ils sont riants, ils ont l’air heureux. Ils rentrent en France après plusieurs années passées aux États-Unis où leur père était conseiller militaire à l’Ambassade de France. Sa mère est morte quelques mois plutôt. Antoine Compagnon a 14 ans, il a déjà voyagé dans cette Amérique du début des années 60 qui sonne comme la liberté.

Il va rejoindre au Mans un prestigieux internat militaire. Là « au bahut’, il va découvrir une forme de petitesse, des règles pour cacher l’absurdité, des militaires au bord de l’effondrement personnel, une vieille France qui n’existe plus, un monde clos ancien . Et surtout des adolescents qui tentent de vivre. Cette classe raconte une légende, à laquelle Antoine Compagnon se refera toute sa vie. Ce sont aussi de bons souvenirs.

« La classe de rhéto » d’Antoine Compagnon
« La classe de rhéto » d’Antoine Compagnon © Radio France

« La classe de rhéto » d’Antoine Compagnon, est publiée chez Gallimard.

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