La première fois que je l’avais lu, c’était au moment de sa sortie, il y a 18 mois, j’avais beaucoup aimé le travail d’enquête familiale, j’avais admiré le courage de Delphine de Vigan , j’avais eu aussi de la peine pour elle. Elle tentait de masquer la violence, la solitude de son enfance. Je n’étais pas dupe de cette tentative de rendre présentable la destruction de sa famille, et de voir aussi la lumière. Mais je n’avais pas compris toute la richesse humaine, littéraire de ce grand roman. Comme on peut lire la comédie humaine de Balzac est comprendre la société du 19e, on pourra lire ce livre dans un siècle, est-ce dire, voilà ce qu’était la bourgeoisie française à la fin du 20e siècle.

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rien ne s'oppose © Radio France

Vous pouvez le lire aussi tout de suite, « Rien de s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan, grand prix des lectrices de Elle, est publié au livre de poche

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