Faut-il rire ou pleurer ? nous demande Jean Luc Coatalem.

Il nous fait le récit d’un voyage de dix jours en Corée du Nord. On pourrait rire, mais d’un rire amer.

Il n’y a plus rien à manger en Corée du Nord. Il décrit un repas, une cuillérée de choux vinaigrés, une moitié d’œuf dur à l’étrange couleur, un sachet de thé à partager pour dix tasses. Jean Luc Coatalem est parti officiellement en voyagiste, a visité hôtels pour touriste, musées fermés, tristes attractions. Dans une voiture accompagnée de deux gardes du corps, Kim 1 et Kim 2, il a tenté d’apercevoir la Corée du Nord.

Il a vu une tranche de poire en sirop en boite, six rondelles de concombre pour accompagner les fameuses nouilles froides, le plat typique coréen.

Il a bu quelques bières

Il a dormi dans des draps en polyester. Il a vu ceux de la classe « supérieure » tous habillés d’une tunique en vinalon, un tissu chimique, en bleu marine, marron ou noir. Seules couleurs autorisées. Comme ne sont autorisées que deux coupes de cheveux.

Il a compris que pour plaire à la dynastie régnante de Kim on sélectionnait de jolies jeunes femmes dans les villages. Elles sont envoyées pour différentes fonctions, dont celle du plaisir des Kim Jong au palais présidentiel.

Ce livre est très tristement un peu drôle.

Nouilles froides à Pyongyang de Jean-Luc Coatalem
Nouilles froides à Pyongyang de Jean-Luc Coatalem © Radio France

« Nouilles froides à Pyongyang » de Jean Luc Coatalem, est publié chez Grasset.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.