Voilà un livre que j’ai raté à sa sortie. Mais comme, il vient de recevoir un prix, celui des assises du journalisme, je peux tenter de me rattraper et de me faire pardonner par David Dufresne. David qui depuis dès années que je le connais me raconte ses enquêtes avec des flics et des barbouzes et que je fais semblant de l’écouter.

Quand j’ai reçu au printemps dernier son gros livre « Tarnac, magasin général », j’ai vu cet énorme pavé et je l’ai reposé. Pas pour moi, cette longue enquête sur l’affaire de Tarnac .Tarnac, c’est le nom du village de Corrèze ou furent arrêtés le jeune Julien Coupat et ses proches, suspectés d’être des terroristes, en novembre 2008 ; ces terroristes qui lisaient des livres, écrivaient, d’extrêmes gauches, non, cela ne m’intéressait pas.

Je pensais que j’allais avoir à faire à une enquête journalistique et non à de la littérature.

J’avais tort, mille fois tort.

tarnac
tarnac © Radio France

Il y a du Dostoievsky dans « Tarnac, magasin général » de David Dufresne, un récit publié aux éditions Calmann Levy.

tarnac
tarnac © Radio France
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.