C’est un minuscule livre trouvé dans une bibliothèque chez des amis au Havre. Il a d’ailleurs pour titre «Mes bibliothèque s » et c’est ce titre qui m’a attiré.

Et aussi le nom de l’auteur.Varlam Chalamov .

Écrivain et poète russe, opposant au système soviétique et à Staline, on lui doit « les récits de la Koyma » , récit sur les dizaines d’années qu’il a passées dans des camps de travail en Sibérie.

Dans les prisons soviétiques, il y avait régulièrement des autodafés, des livres, pour supprimer les livres dangereux. Car les gardiens de prison savent comment un prisonnier peut s’échapper grâce à un bon roman. Parfois Chalamov n’avait plus accès à rien. Tout était brulé. Et il lui suffisait de quelques mots lus sur une page froissée pour accéder au monde des hommes libres.

C’est ainsi qu’il tombe sur une phrase de Victor Hugo tiré de Notre Dame de Paris ou un certain Claude Frollo tombe dans le vide pour atterrir sur les pavés d’une place.

Cette phrase, il s’en souvient des années après.

Chalamov nous dit, les livres sont des êtres vivants. Ils sont ce que nous avons de meilleur en cette vie, ils sont notre immortalité.

mes bibliothèques
mes bibliothèques © Radio France

« Mes bibliothèques » de Varlam Chalamov, traduit du russe par Sophie Benech, C’est Sophie Benech qui a crée le dessin en noir et blanc de qui est en couverture du livre. Il est publié aux éditions Interférence.

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