Je ne sais pas si vous avez lu « L’année de la pensée magique » de Joan Didion, une journaliste et écrivain américaine, qui racontait qu’après la mort de son mari, elle ne pouvait se résoudre à sa disparition et imaginait qu’il allait revenir, n’osant vider ses placards ou changer la disposition des meubles. C’est un livre magnifique. Je crois que tous ceux qui ont perdu des proches comprennent ces pensées magiques définies par Joan Didion.

Dans son dernier livre « le bleu de la nuit », elle s’attaque à une disparition encore plus douloureuse, celle de sa fille Quintana. C’est un livre douloureux, mais comme dans l’année de la pensée magique, il y a cette lumière permanente, celle de la vie.

Il faut entendre la suplique de Joan Didion. L’année de la pensée magique a reçu le prix Medicis essai, il est sorti au livre de poche. Et « Le bleu de la nuit » vient d’être publié chez Grasset. Ces deux livres sont traduits en français par Pierre Demarty

Le bleu de la nuit
Le bleu de la nuit © Radio France

L’année de la pensée magique
L’année de la pensée magique © Radio France

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