Il y a une sorte de joie à découvrir l’écriture de Marie Hélène Lafon. Voilà quelqu’un qui sait vous emporter avec des mots. J’ai d’abord découvert l’usage particulier, si jouissif qu’elle fait des mots en l’écoutant lire des extraits de son dernier roman. « Les pays » pendant la nuit blanche à Paris.

Elle avait choisi plusieurs extraits qu’elle lisait avec application, sérieusement pour il me semble contenir un trop-plein de tout, enivrant une jeune fille venue de la ferme auvergnate de ses parents découvrant Paris. « A Paris où, il pleuvinait noir dans les rues brillantes chargées de gens ». Écrit-elle. Claire, la narratrice s’installe à Paris , elle étudie le latin et le grec à la Sorbonne.

les pays
les pays © Radio France

Claire s’offre un pantalon rouge, vit dans une petite chambre dans le quartier chinois de Paris, va deux fois par mois à la laverie automatique, vit une courte histoire d’amour avec un étudiant australien, se fait une amie qui s’appelle Lucie.

Tout cela, ces minuscules éléments d’une vie, sont racontés dans cette langue qui n’en finit pas, grandiose et qui vous emmène au cœur de la vie de Claire.

Les Pays de Marie Hélène Lafon est publié chez Buchet Chastel

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