Claude Ponti, le grand, l’immense Claude Ponti, celui à qui on doit « Blaise et le château d’Anne Hiversère », un album dont on se lasse jamais, écrit pour l’enfant qu’il était, ce qu’il aurait aimé avoir, ce qu’il aurait aimé qu’on lui offre, ce qu’il désire toujours aujourd’hui, car il le dit, on est le même.

On grandit, on s’enrichit, parfois on s’appauvrit, mais enfant puis adulte, on reste la même personne.

Dans son dernier album La venture d’Isée. La narratrice est une petite fille qui explique à ses parents je voudrais décider moi-même, à mon avis des choses extraordinaires qui m’arrivent.

Qui n’a pas espéré cela ?

Et sa maman la comprend très bien et lui répond : "je vois, ce que tu veux, c’est l’aventure."

Claude Ponti est un écrivain, il a inventé un langage, qui n’est pas une imitation d’un langage d’enfants.

la venture d'Isée
la venture d'Isée © Radio France

Claude Ponti est un grand écrivain, il a sa propre grammaire, son vocabulaire. Il ne suit aucune règle. Et en le lisant, je pensais à un autre grand écrivain : Laurence Sterne, l’auteur de "La vie et les opinons de Tristram Shandy" qui vient de sortir en poche et dont je vous parlerai demain.

En attendant, il faut lire l’histoire d’Isée qui ne veut pas être une épouse, mais une aventurière.

La venture d’Isée de Claude Ponti vient de sortir à l’École des loisirs

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