C’est un tout petit livre, il a pour titre « Nulle part ». Yasmina Reza écrit sur la part la plus importante d’une vie, celle de l’enfance. Celle de sa fille, celle de son fils, la sienne.

Elle regarde du balcon, sa fille remonter la rue, son cartable sur le dos. Elle agite la main, lui envoie des baisers, sa fille se retourne, agite la main, lui envoie des baisers puis tourne et disparaît. Yasmina Reza écrit « et c’est un soulagement que tu disparaisses, car jamais sinon je ne quitterai la fenêtre, je serais toujours là, chose restante à agiter ma main ». Son fils part à l’école, mais il a prévenu sa mère, maintenant j’aimerai bien qu’on ne me regarde plus pas la fenêtre. Mais il dit, si tu veux, on se regarde demain .

Je crois que je n’ai jamais rien lu sur l’enfance, son enchantement et aussi son absence absolue d’enchantement que dans ce court texte de Yasmina Reza.

Il a pour titre « Nulle part » et il est édité chez Albin Michel et il existe en poche ...

Nulle part
Nulle part © Radio France
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