C’est toujours bon signe, quand on rejette un livre, qu’on ne veut pas le lire ou qu’on le lit rapidement en se disant, pas pour moi, pas terrible, déjà lu et puis qu’on se surprend à y penser. Alors qu’on ne veut pas y penser.

C’est exactement ce qui m’est arrivé avec le récit de Claire Vassé.

Elle s’adresse au réalisateur Claude Miller. Il avait 28 ans de plus qu’elle, il était marié, ils s’aimaient quand elle a appris qu’il avait un cancer et qu’elle était enceinte.

Aujoud’hui, on peut voir partout des affiches de son dernier film, « Thérèse Deyqueroux », elle est la mère d’une petite fille qui s’appelle Joséphine et Claude Miller est mort.

Elle s’adresse à lui et elle lui dit « Un amour entravé reste un amour, rien ne peut en venir à bout. De là où tu es, je sais que tu es d’accord avec moi puisque c’est toi qui me donnes la force de penser.

Claire Vassé raconte cet amour là, entravé, comme elle dit qui lui a appris à vivre sans posséder.

J’ai relu, le livre, compris pourquoi je l’avais rejeté, et j’ai compris exactement ce que Claire Vassé voulait dire quand elle s’adresse à Claude Miller et qu’elle lui dit.

Ce livre n’est pas un livre sur toi, mais un livre écrit avec toi.

"De là ou tu es" de Claire Vassé
"De là ou tu es" de Claire Vassé © Radio France

« De là où tu es » de Claire Vassé est publié chez Stock.

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