Je n’avais pas osé lire les livres précédents de Tiphaine Samoyault, une critique littéraire, universitaire.

Et j’ai lu son dernier récit « Bête de cirque », plus personnel, elle racontait son expérience d’enseignante à Sarajevo pendant la guerre de Bosnie et son retour dans cette ville 15 ans après. J’ai commencé à la lire pensant cela, lire une expérience éloignée de la mienne, nous avons à peu près le même âge, celle d’une jeune femme qui a eu le courage de partir vivre dans une ville assiégée. Elle raconte aussi comment elle s’est protégée, dans cette fin de guerre moyennement dangereuse comme elle la qualifie, grâce à l’humour et aux livres. Elle écrit « les livres des autres s’imposaient comme des abris provisoires, mais sûrs ». C’est exactement ce que j’ai senti en lisant ce livre.

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bête de cirque © Radio France

« Bête de cirque » de Tiphaine Samoyault dans la collection Fictions et compagnie est édité au Seuil.

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