Je me souviens, la première fois que j’ai lu un livre d’Hervé Guibert, ce devait être l’Homme au chapeau rouge. Il vous faisait croire qu’il racontait une histoire de tableaux, mais en vrai, son sida et sa mort lente prenaient toute la place.

Gallimard publie vingt-deux ans après sa mort un recueil de textes qui a pour titre Vice. Et lire Hervé Guibert est un super vice. Il décrit très soigneusement des objets usuels, un coton-tige, un abaisse-langue, une machine à faire le vide. Il décrit des faits, des parcours aussi précisément. Le crocodile-bar, un restaurant napolitain où l’on permet à des touristes d’admirer des crocodiles. Pour attirer les bêtes on leur jette des monticules de viande. Le jeune homme qui est en charge de cette fonction, jeter la viande, chante en patois swahili tous les soirs à 18h30 « prenez garde bêtes puantes, que se ne soit sur vous que le crocodile fasse claquer ses dents ».

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