Voilà une femme que vous admirez, dont j’ai parlé hier : Françoise Giroud. Toute sa vie, elle a fait face, et bonne figure. Elle est restée froide, élégante, parfumée, avec toujours la bonne répartie, la bonne place, l’immense capacité de travail et d’affronter.

Elle aime un homme, ils n’ont pas eu d’enfants ensemble, car il ne voulait pas. Il la quitte pour une très jeune femme. Il va se marier avec elle et fonder une famille.

Elle lui dit : "vous faites de moi, une femme perdue"

Elle sombre dans une colère intérieure, tente de mourir, en maquillant son suicide en crise cardiaque, car il faut toujours montrer de l’élégance.

Elle se rate, c’est la première fois qu’elle rate et écrit un texte. Elle dit tout, son père, sa mère, la ruine, l’humiliation, les hommes qui ne vous aiment plus ou mal.

Mais elle écrit aussi cela, qu’elle est un soldat, qu’elle sait travailler, qu’elle aime le luxe et s’en fout, qu’elle use des plaisirs de la vie avec joie. Elle ne triche pas et demande aux lecteurs de ce manuscrit qu’elle a caché, oubliée, perdue et qui a été retrouvé par son amie Alix de Saint André, de la lire comme on lit un reportage sur l’histoire d’une femme libre.

Histoire d’une femme libre
Histoire d’une femme libre © Radio France

Histoire d’une femme libre deFrançoise Giroud est publié chez Gallimard.

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