Dans le dernier roman de Geneviève Brisac, il y a un extrait d’une lettre de Rosa Luxembourg. Elle date de 1917, l’activiste Rosa Luxembourg est en prison. Une lettre adressée à son amie Sophie. Une lettre qu’il faudrait toujours avoir avec soi. Des mots qui tiennent bien chaud pour cette nouvelle année qui vient « Dans le noir, je souris à la vie, comme si je connaissais un secret magique, et je voudrais vous donner mon inépuisable gaîté intérieure, afin de ne plus m’inquiéter pour vous, que vous alliez dans la vie enveloppée d’un manteau parsemé d’étoiles qui vous protégerait du mesquin, du trivial, et de ce qui est angoissant ».

N’est-il pas magnifique ce souhait ?

Il y a d’autres choses encore dans ce livre de Geneviève Brisac, des histoires d’animaux, d’enfants et d’ambitions littéraires. Il a été publié dans la collection Pabloid qui propose à des écrivains de composer un texte à partir d’un des thèmes fondamentaux de l’Art selon Picasso. ; « la naissance, la grossesse, la souffrance, le meurtre, le couple, la mort, la révolte et peut-être le baiser ». Geneviève Brisac a choisi la révolte. Mais il me semble, en lisant les mots de Rosa Luxembourg qu’elle cite, qu’elle a choisi aussi le baiser.

« Moi, j’attends de voir passer un pingouin » de Geneviève Brisac , est publié chez Alma dans la collection Pabloïd.

« Moi, j’attends de voir passer un pingouin » de Geneviève Brisac
« Moi, j’attends de voir passer un pingouin » de Geneviève Brisac © Radio France
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