Hier sur Inter, au micro de Léa Salamé, le président de la République a cherché à dénouer les tensions avec Alger, après ses propos sur « la rente mémorielle » entretenue par « le système politico-militaire » algérien…

Des propos qui ont provoqué la colère de l'autre côté de la Méditerranée... et qui sonnent comme un véritable tournant dans la politique mémorielle du président de la République. 

Souvenons-nous :

  • Durant un voyage en Algérie, lors de la campagne présidentielle de 2017, Macron n’avait pas hésité à qualifier la colonisation de « crime contre l’humanité »
  • En janvier 2020, il avait même établi un parallèle douteux entre la guerre d’Algérie et la Shoah avant de nuancer
  • Le 20 septembre encore, il avait demandé pardon aux harkis en ne mettant en cause que la France et les Français et en oubliant que le FLN algérien était tout de même le principal responsable de leur massacre.

Bien qu’il s’en défendait Emmanuel Macron semblait ainsi s’inscrire jusqu’ici dans une logique de repentance.

Ses derniers propos, qui viennent après sa décision de réduire les visas accordés aux Algériens, vont cependant totalement à l’encontre de ses positions passés et marquent une vraie rupture.  

D’aucun y verront une posture électoraliste afin de couper l’herbe sous le pied d’un certain Eric Zemmour …

Peu importe, il faut s’en réjouir ! 

  • Légende du visuel principal: Emmanuel Macron et la question mémorielle avec l'Algérie. Ici soldats français pendant la Guerre d'Algérie en 1959. © Maxppp / Keystone Pictures USA