Alors que s’ouvre aujourd’hui le procès du 13 novembre, le témoignage de Victor Rouart, survivant du Bataclan, publié aux éditions de l’Observatoire vous a interpellé …

Car Victor Rouart a su trouver le ton juste pour raconter l’innommable. Décrivant l’horreur des évènements, sans pour autant tomber dans le voyeurisme. 

Cette nuit-là, dans la fosse du Bataclan, le jeune homme est fauché par un coup d’une puissance qu’il ne pouvait même concevoir. 

Ces deux jambes sont transpercées par des tirs de Kalachnikov. Les balles lui broient les os et les muscles. 

Dans une odeur de poudre et de sang, au milieu des cadavres, il agonise en silence, retenant ses cris et ses larmes, pour ne pas attirer l’attention des terroristes

« Encore plus que ma mort, je souffrais d’imaginer la réaction de mes parents, de ma famille, de mes amis. C’était pour moi la pire des tortures possibles »

écrit-il...

Son témoignage est d’autant plus important qu’à mesure que le bilan du terrorisme islamiste s’alourdit, les victimes tendent à devenir des statistiques et les actes de barbarie des faits divers parmi d’autres.

L’un des mérites du livre de Victor Rouart est de redonner un visage aux victimes, de rendre palpable leurs souffrances, ainsi que la réalité ignoble de la terreur djihadiste.

Et ce livre se démarque des autres témoignages sur le vendredi 13 novembre...   

  

  • Légende du visuel principal: Victor Rouart, survivant des attentats du 13 novembre 2015 au Bataclan publie "Comment pourrais-je pardonner ?" © Getty / Guillaume Payen/LightRocket